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Tom Petty est un artiste attachant. Issu de la scène rock, ce musicien est parvenu à puiser au sein d’une multitude de styles pour créer une musique bien américaine, que l’on qualifie aujourd’hui d’ailleurs d’americana. En fait, il s’agit tout simplement de bon vieux rock, teinté de fortes colorations country, et épicé d’un zeste de blues et de folk. Il y a bien longtemps qu’il roule sa bosse sur les routes du rock ; mais j’ai quand même été surpris d’apprendre qu’il allait souffler ses 60 bougies, en octobre 2010.

Ce garçon, aux cheveux blonds filasse est originaire de l’état du soleil, la Floride. Au cours des années 70, il monte son groupe, les Heartbreakers. Le combo publie son premier elpee en 1976. Il est éponyme. Et recèle déjà deux futurs classiques "Breakdown" et "American girl". Depuis, il a parfaitement mené sa barque, même si depuis l’an 2000, il s’est montré relativement un peu plus discret, concoctant "The last DJ" en 2002, "Highway companion" (NDR : en solo) quatre ans plus tard, et "The Live Anthology", fin de l’année dernière. Il a baptisé son nouvel, "Mojo". Ce qui lui confère une étiquette plutôt blues ; et manifestement, on y retrouve régulièrement des tempos empruntés au blues! Tom chante, bien sûr, et joue de la guitare. Il est soutenu par ses fidèles musiciens : les guitaristes Scott Thurston et surtout Mike Campbell, l’organiste Benmont Tench, le bassiste Ron Blair et le drummer Steve Ferrone.

"Jefferson Jericho blues" ouvre l’elpee. Le tempo est imprimé sur le rythme du chemin de fer, si souvent popularisé dans le blues du sud. La compo véhicule des accents empruntés au Mississippi et à la Louisiane. Thurston se réserve l’harmonica tout au long de cette ballade empreinte de douceur et bien construite. Les instruments baignent dans une certaine forme de quiétude, mais également de subtilité, à l’instar du Steely Dan au sommet de son art! Blues/rock, "Running man’s bible" met en exergue Mr Petty à la guitare solo. Et bien sûr au chant. Sa voix est très convaincante tout au long de cette plage traversée de climats rythmiques torrides, et dont l’atmosphère est réminiscente de l’album "L.A woman" des Doors. "The trip to Pirate’s cove" est une ballade majestueuse, dont la densité et la richesse sont entretenues par les cordes de Campbell et l’orgue Hammond de Tench. Du Tom Petty and The Heartbreakers par excellence ! Relax, "Candy" campe un blues rocker bien dans l'esprit de JJ Cale. Et il est excellent. Autre ballade, "No reason to cry" trempe dans la country. Une plage délicieuse au cours de laquelle Mike Campbell se réserve la lap steel guitare. Largement amplifié, puissant, "I should have know it" libère toute son intensité, une intensité dramatique entretenue par les riffs de gratte. "US 41" s’ouvre sous une forme de blues empreint de légèreté, avant de s’engraisser au contact de la slide de Campbell, mais aussi de l'harmonica. Inspiré par le géant du southside, Muddy Waters, "Takin' my time" baigne dans le Chicago blues. Et pour cause, son riff est tellement proche de "Mannish boy". Au bord de la saturation, les cordes sont pourtant bien maîtrisées. Tom poursuit son parcours dans l’univers du blues, en délivrant un "Let yourself go" rondement mené. Talonné par l'harmo de Thurston, Campbell est alors au sommet de son art. Et "Lover's touch" évolue dans le même registre. "Don't pull me over" émarge au reggae. Tom attaque un autre blues rock qui ne maque pas d’allure : "High in the morning", une compo au cours de laquelle son timbre est tellement proche de celui de Dylan! D’excellente facture, cette œuvre nous réserve encore deux somptueuses ballades, "Something good coming" et "Good enough".

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Tom Petty
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Reprise / Warner
  • Date: 2010-06-08
  • Rating: 4
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