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The Banana Peel sessions

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Les Mighty Gators constituent manifestement une des toutes bonnes formations belges de blues. Ils avaient publié l’an dernier un elpee ‘live’ de toute bonne facture, un disque qui immortalisait un concert accordé en novembre 2008.

Parsifal a mis les petits plats dans les grands. Et pour cause, au cours des deux derniers jours du mois d’août 2010, les musiciens ont squatté le Banana Peel, ce vieux juke joint mythique de Ruiselede. Pour la circonstance, ils ont reçu le concours très sympathique, mais déterminant, du musicien texan Guy Forsyth. Au menu : des Banana Peel sessions qui se concentrent sur douze compositions de Lightnin' Guy Verlinde et une reprise. Des séances précédentes, Guy n'a conservé que le drummer Thierry Stievenart. Tous les autres musiciens sont nouveaux! C'est sur les planches que la bande à Guy est la plus savoureuse ; c’est sans doute la raison pour laquelle, il vient donc d’aligner deux long playings ‘live’. Excellents par ailleurs.

Le set s’ouvre par "Love light shine", une plage funky. Probablement hantée par celle du défunt et regretté Lowell George (Little Feat), sa slide est bien présente. Une compo soutenue par les chœurs que conjuguent Aminata Seydi, une chanteuse d'origine sénégalaise, et le bassiste Karl Zosel. Ce bon vieux Pieter Van Bogaert siège derrière l'orgue et André De Laat souffle dans son saxophone. "Soul jivin" baigne également dans le funky soul et le R&B. Un peu à la manière du J Geils Band au sommet de son art. Le public est sur les braises. "Fallin' for you" change complètement de registre. Une ballade séduisante que Guy chante parfaitement. Pieter van Bogaert se rappelle les bons jours de Crew, Blue Blot et Double Brown sur son orgue Hammond.  L'ambiance monte d'un cran dès l'arrivée sur l’estrade de Guy Forsyth. Les deux chanteurs doublent à la guitare slide pour assurer la reprise du "Poisin" de Grayson Capps, une compo aux accents néo-orléanais. Pieter est passé au piano et le public participe volontiers à la fête. "If you walk with the devil" est une ballade très americana qui fleure bon le sud des Etats-Unis. Pour sa dernière intervention, Guy Forsyth s’est emparé d’un ukulélé résophonique, pendant que Mr Verlinde souffle dans son harmo. Lors de ces deux plages, le backing group est assuré par le Forsyth Band, en l’occurrence Will Landin au saxophone et  Nina Singh aux drums. L'accent est manifestement porté sur les nouvelles compositions du leader. "No time to waste" est une chanson à la fois originale et contagieuse, judicieusement colorée par l'orgue Hammond et le saxophone ainsi que la seconde gratte bien sentie de Willy Devleeschouwer. "To be with you" emprunte même des accents country. Pour la première fois, les Mighty Gators mettent le cap sur Chicago lors de l’excellent "Long distance shuffle". Talonnée par les ivoires de Pieter, la slide est inspirée par Elmore James. Retour vers Memphis pour "Lovestrong", du R&B très caractéristique, trempé dans l’orgue. La guitare adopte le style généreux de BB King avant de virer dans le pur funk cher à James Brown! "I will rise" capture des accents du sud, flirtant avec les styles de Sonny Landreth voire de Ry Cooder. Long blues lent, "Me & my blues" est une plage bien ficelée, saturée par les sonorités de cet harmonica resté si discret jusqu'alors. L'album s’achève dans l’effervescence. D’abord, tout au long de "Rock'n'roll on my radio", puis sur le nerveux et participatif "Crazy 'bout my baby". Un album de classe, mais sensiblement différent du premier.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Lightnin' Guy
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Parsifal
  • Date: 2010-10-24
  • Rating: 4
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