Qu’on ne parle plus de Nu-Rave au quatuor (anciennement trio) qui nous a pondu l’excellent « Myth Of The Near Future », en 2007. « Surfing The Void », c’est le pied de nez aux détracteurs qui les attendaient au tournant. Ce qui est une excellente chose en soi, vu que le genre précité n’aura pas survécu plus de deux ans. Les Klaxons nous servent ici de bons gros riffs bien bourrins, des mélodies divinement chaotiques et des refrains qui ne risquent pas de se retrouver un jour listés dans les karaokés. Ce son plus lourd, la formation le doit certainement au préposé aux manettes, Ross Robinson, habituellement délégué aux productions Metal (Korn, Glassjaw, Machine Head, At The Drive-In, Sepultura,…).
« Surfing The Void » a d’autant plus de mérite qu’il a été accouché dans la douleur. Le label a en effet refusé à plusieurs reprises les premières ébauches proposées par le quatuor, jugées trop ‘anti-commerciales’. Le résultat final n’est pourtant pas facilement accessible. Le disque ne rencontre d’ailleurs pas le même succès commercial que « Myths Of The Near Future ». Klaxons a donc tiré sa révérence à tous les fluokids, même si certains morceaux gardent quelques séquelles du premier labeur (« Cypherspeed », « Flashover », « Echoes»). Moins instantané que le précédent opus, « Surfing The Void » est l’un de ces disques vers lesquels on se retourne quelques années plus tard en se félicitant de ne pas être passé à côté.
Avis aux fans, en guise de cadeau de fin d’année, le quatuor propose également, depuis ce 27 décembre, un Ep inédit de 5 titres. « Landmarks Of Lunacy Ep » a été mis en boîte en compagnie de l’inévitable James Ford (Simian Mobile Disco) lors des sessions d’enregistrement de « Surfing The Void ».

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