Little Absences est issu de Toulouse. Après avoir écumé les salles de concerts dans leur région et publié une démo quatre titres, la formation française est détectée par ‘Les Inrocks’ qui les sélectionnent dans la catégorie CDFD (NDR : ce qu’il fallait découvrir). Et le magazine français se trompe rarement en matière de découvertes. Nous sommes alors en 2008.
Pour enregistrer ce premier album, le combo s’est retiré au Cap Découverte. Après avoir, bien sûr, reçu le soutien de son label ou plus exactement de la maison culturelle Adda Tarn.
Et le résultat est à la hauteur des espérances. « Mutant » est un pur régal pour les oreilles. Quoique inspiré par les 90’s le rock de la formation hexagonale se révèle plutôt orignal. Imaginez une rencontre entre Pavement et les Pixies dans un studio bénéficiant de la technologie de pointe, les deux ensembles n’hésitant alors pas à se servir de samplings, de boîtes à rythmes et de toute la machinerie électronique. La voix du chanteur campe un timbre fort proche de Frank Black, alors que les guitares, tour à tour dissonantes ou mélodiques, rappellent les grandes heures de la bande à Stephen Malmus. Une constante, la ligne de basse qui rebondit constamment et forge la trame des dix titres de cet elpee. Little Absences parvient à alterner également les climats. Susceptibles de tremper dans le funk (« Lean Machine »), d’emprunter un profil hypnotique (« Old devil »), d’adopter une construction en crescendo (le superbe morceau maître) ou de s’évader dans le psychédélisme (« Gokiburi »). Superbe !

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