Chilly Willy constitue aujourd'hui une des meilleures formations belges de blues. Une réputation acquise au cours de leurs valeureuses prestations scéniques. CW s'est formé en 1992. A Diest, dans le Brabant flamand. Au cours des dernières années, il a écumé les planches des principaux festivals belges. Une formation toujours drivée par le chanteur, Wim ‘Huibbe’ Huybrechts ; mais amputée du guitariste Dirk Piselé, qui s'en est allé l'année dernière. Ce qui n'empêche pas les solistes de s'y bousculer. Ils sont au nombre de trois : Kris "Reverend Hotrod" Rogiers à l'harmonica ainsi que Dirk Cuyvers et Alain Counye aux guitares. Ils sont épaulés par une très solide section rythmique : Roel Celis à la basse et Walter Cuyvers aux drums.
Cet excellent premier album à été immortalisé 'live' au M.O.D de Hasselt. En février 2002. Chilly Willy est principalement inspiré par le Chicago blues. Il le rappelle à travers les célèbres "I'm ready" et "My babe" de Willie Dixon, mais également "Checkin' up on my baby" et "Help me" de Sonny Boy Williamson II. Sans oublier les quelques chouchous issus de son répertoire, élaborés au cours des dernières années : "Backscratcher" de Frank Frost, ici épinglé en rappel, ainsi que "Tinaneenanuu" et "Hip shake baby" de Slim Harpo. Ce qui ne l'empêche pas de commettre d'autres plages aussi intéressantes. A l'instar d'"I dont want you hangin' around" de Lee McBee, "Pocketful of wishes" des frères Arlt (NDR : de BB & the Blues Shacks), ainsi que de "No fightin' de Lester Butler. Il faut reconnaître que les musiciens du combo sont des fans impénitents du regretté Lester et des Red Devils. Si la voix de Huibbe est bien adaptée au style de C.W., il faut reconnaître que le haut du pavé est tenu par le Reverend Hotrod. Il est incontestablement un des meilleurs souffleurs de notre pays. Il attaque "I'm ready" à la façon de Kim Wilson, son maître. A mi-parcours, Chilly Willy accueille le saxophoniste Igor "Saxomatic" Maseroli. Un invité que je ne connais pas, mais tire très bien son épingle du jeu. Et en particulier chez "Little girl", caractérisé par une ambiance louisianaise, le funky "Tinaneenanuu", et le sémillant "Help me", au cours duquel les guitares s'activent. Les plages de choix abondent en fin de parcours. Et en particulier la longue version du "No fightin'" de Lester Butler, empreint d'une certaine intensité dramatique, et "Hip shake baby", une plage menée à la manière d'un boogie de bravoure. Ce que le peuple souhaite voir et entendre 'live'! Ce bon band bien de chez nous mérite une accolade. Et pas seulement parce que son patronyme complet doit probablement être un des plus longs de l'histoire du blues et même du rock'n roll : Chilly Willy Loony Goony and the Free American Indie hippy blues street fruits! Ouf!

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