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Fan inconditionnel du blues, Bruce Iglauer n'avait que 23 ans quand il fonde le label Alligator. C’était alors en 1971. Il venait d’investir ses économies pour sortir le premier album de Hound Dog Taylor flanqué de ses Houserockers. Un pressage de mille exemplaires ! Bruce travaillait alors comme employé chez Delmark, un label blues qui n'avait pas voulu signer Hound Dog. Une année plus tôt, il avait également participé au lancement du magazine "Livin' blues". 40 ans plus tard, il faut reconnaître qu'Alligator a dépassé la notoriété de Delmark ; et pourtant, il est impliqué aujourd’hui autant dans le blues que le jazz. Bien entendu, Iglauer est toujours resté fidèle au blues de la Cité des Vents ; celui de Koko Taylor, Son Seals, Eddie Clearwater, Lonnie Brooks, Buddy Guy ou Junior Wells, Luther Allison ainsi que les héritiers légitimes de Hound Dog, Lil' Ed and the Blues Imperials. Néanmoins, Bruce s’est aussi adapté aux nombreux courants du blues, et notamment ceux tracés par les harmonicistes James Cotton, Charlie Musselwhite, William Clarke et Rick Estrin. Ce recueil opère un véritable tour des Etats-Unis : de la côte ouest à New York en passant par le Texas, la Louisiane, la Georgie et j’en passe. Mais les 38 plages réunies sur ce double cd revisitent 40 années de catalogue.

La première plaque s’ouvre brillamment par le "I'm a woman" de la reine du blues, miss Koko Taylor. Il s’agit, en fait, de la version féminine du célèbre "I'm a man" de Bo Diddley! Notre itinéraire transite par le Texas, lors du "I ain't drunk" d’Albert Collins. Johnny Winter nous propose une des ses meilleures compos : "Mojo boogie". Sa slide est infernale. Smokin' Joe Kubek et Bnois King sont responsables de l'énergique "Have blues will travel". Lonnie Mack et Stevie Ray Vaughan nous réservent "Double whammy", un instrumental éblouissant. Albert Collins, Robert Cray et Johnny Copeland nous proposent "T-bone shuffle", un morceau extrait de l’album "Showdown", elpee qui avait permis au label de décrocher un Grammy award. Cap sur l’Arkansas, où Michael Burks, dit ‘The Iron Man’, chante en puissance "Strange feeling", tout en s’accompagnant à la slide. Place à la Californie, pour mettre en exergue le talent de guitaristes mais aussi de vocalistes de Tommy Castro ainsi que de Coco Montoya. En Louisiane, il était impossible de ne pas épingler l'un des plus grands pianistes locaux, Professor Longhair. Il nous sert un plat de haricots rouges ("Red beans"). Pianiste de boogie woogie, Katie Webster chante "Two-fisted mama" ; et sa disciple, Marcia Ball, également aux ivoires, "The party's still going on". Une autre facette locale nous est présentée par Buckwheat Zydeco sur "When the levee breaks". Débarquement à New York, enfin ; Shemekia Copeland y est bouleversante tout au long de "It's my own tears". Un espace a également été réservé aux souffleurs. Flanqué de ses Nightcats, Rick Estrin est éblouissant sur "U B U", et le maître James Cotton, l'est tout autant sur "With the quickness". Légende vivante, Charlie Musselwhite est envahi par l’émotion en interprétant "Where Hwy 61 runs". Le regretté William Clarke nous rappelle à son souvenir sur "Daddy Pinocchio". Sans oublier Hound Dog, impérial lors de son "Sitting at home alone", mais aussi sous le line up de Lil' Ed & the Blues Imperials, à travers une furieuse partie de slide qui a éclaté sur "Icicles in my meatloaf". Mais la cerise sur le gâteau pour votre serviteur, c'est bien entendu la présence de l'inoubliable Luther Allison. Sympa et classieux ce bluesman nous avait si souvent rendu visite. Et il se révèle tout bonnement extraordinaire tant au chant qu’à la guitare, tout au long d’"All the king's horses". Près de trois heures de bonheur concentrées en deux cds. On ne peut donc que souhaiter à Alligator d’atteindre le demi-siècle d’existence…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Various Artists
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Alligator / Munich
  • Date: 2011-02-22
  • Rating: 4
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