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Shane Dwight est un chanteur/guitariste/compositeur californien. Flanqué de son blues band, il nous propose son premier elpee. Un disque coproduit par Dave Wellhausen, un spécialiste du genre. Pour concocter ce premier album, Shane ne s'est pas contenté de favoriser une production personnelle, mais s'est lancé dans la reprise des canons du Chicago Blues.

C'est une slide assez méchante qui introduit le riff du célèbre "Sweet home Chicago". Dave Wellhausen vient souffler avec puissance sur ce fragment au cours duquel Shane montre beaucoup de cœur à l'ouvrage. Plutôt saignant le Dave ! Mr Dwight ne se débrouille pas trop mal pour reprendre le "Snatch it back & hold it" de Junior Wells. La section rythmique est assurée par la basse de Cuck Fike et les percussions de Jerome Kimsey. Une base de lancement idéale pour la six cordes, Robby Z complétant le tableau à la guitare rythmique. De sa voix nasillarde, un rien faible mais juste, Shane poursuit son périple. Mais, heureusement, sa guitare est très inspirée. A l'instar du "I need U so bad" de Magic Sam. Vous l'aurez deviné, la plage titulaire flirte avec le boogie. Pour ce titre issu de la plume du leader, Shane a battu le rappel de ses potes. : Little John Chrisley à l'harmo, Warren Davis à l'orgue et le brillant Steve Lucky au piano. Le reste de l'album aligne des reprises : "Just a little bit" et "Baby what you want me to do", tout d'abord. Le très tonique "You were young" de Freddie King, ensuite. Très Chicago Southside le "That's alright de Jimmy Rodgers ralentit la cadence. Wellhausen y participe activement. La guitare de Dwight a bien assimilé le style de Rodgers ; et en particulier dans la rythmique. Shane monte en puissance. Sur "Yonder's wall", le solo tiré de ses cordes est particulièrement réussi. Les covers se succèdent : "Gangster of love" de Johnny Guitar Watson, "Please love me" de BB King. Elles véhiculent un de ces sons ! En réalisant une sortie parfaite, ce jeune musicien prouve une nouvelle fois qu'il possède les qualités pour assimiler le style des grands. Et il le démontre à nouveau sur "Hideaway", l'impeccable "It takes time" d'Otis Rush et enfin en finale, "Backstroke" d'Albert Collins, rehaussé par la présence de Don Boraka au saxophone. Après avoir écouté cet elpee enregistré en 2001, il ne fait aucun doute que cet artiste prometteur mérite d'être suivi à la trace...

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Shane Dwight
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Shane Dwight
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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