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Tell it to your landlord

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Ce chanteur/harmoniciste est ajourd'hui âgé de 57 ans. Issu de la Californie, il a pourtant grandi au Texas, avant de s'établir dans la Motor City de Detroit. En 1967. Il y travailla d'ailleurs pendant 16 ans. Aux usines Ford. Son premier album est paru en 2000. Chez Blue Suit. Son titre ? "Motor City Mojo". La même année, il commet "Deep Detroit". Sur le label anglais Bluetrack. Pour ce nouvel opus, il a de nouveau reçu le concours du guitariste blanc local, Howard Glazer. A une seule exception, toutes les compositions sont signées Shah ou cosignées par le tandem Shah/Glazer.

Le blues consommé tout au long de "Tell it to your landlord" est primaire et basique. Il est essentiellement inspiré du blues urbain de Chicago. L'elpee s'ouvre par "Slow and easy". Une plage rythmée qui permet déjà au guitariste de se mettre en évidence. Le jeu de Shah à l'harmonica est dépouillé, sans fioriture ni prouesse technique. Sur "Welfare shoes blues", 'Glazer empoigne une slide bien teigneuse. Le son est sale. Nous sommes très proches de l'univers d'Elmore James voire de Hound Dog Taylor. La voix graisseuse de Shah domine l'ensemble ; mais elle sonne si authentique. On se croirait dans le Chicago des années 50. "Guilty" est un long slow blues à fleur de peau. Une réécriture du célèbre "Catfish" de Muddy Waters. Constituée de Bob Goodwin à la basse, et d'Art Vaughn aux drums, la section rythmique est minimaliste. La voix est proche, tellement proche… Elle arrache. Le ton est dramatique. Shah souffle approximativement dans son chromatique pour n'y sortir que les notes nécessaires. "Crying Michigan tears" épouse un même profil. Mais dans l'esprit de Muddy. Les notes sont trempées dans l'acier de Detroit. "Hey Detroit" est un shuffle instrumental. Un concentré musical célébrant la musique blues locale. Shah y construit son meilleur jeu. De son côté, Howard dispense un solo aux accents jazzy particulièrement rigoureux. Le bassiste et le batteur y vont de leur petit solo. Carte de visite de la formation, "Mean and evil" est une plage acoustique puisée dans le Delta. Shah y est uniquement accompagné de son guitariste. Sa voix puissante se détache nettement. Elle goûte aux différents reliefs. Ce blues pur et simple va droit au but. Glazer reprend la slide. Elle est toujours aussi poisseuse. Il interprète un nouveau blues lent : "I heard you was at the Casino", un fragment qui sent bon le Southside. La rencontre entre Shah et Glazer peut rappeler les débuts de Junior Wells et de Buddy Guy. Et elle fait plaisir à entendre. Le gratteur arrache des larmes de son solo. A l'écoute de "Champane", deux noms viennent immédiatement à l'esprit : Jimmy Reed, pour l'introduction dans les aigus à l'harmo ; et puis Magic Slim, dont l'ombre se détache immédiatement. A cause du rythme et de la manière brute de chanter. Excellent! L'opus ne recèle qu'une seule reprise, le redoutable "Scratch my back". Shah réinvente ce titre composé par Slim Harpo, en lui réservant de nouveaux lyrics, pendant que la guitare de Glazer glousse de plaisir. "Bumpity buimp" maintient le tempo. Shah y signe incontestablement son meilleur solo. La plage titulaire est un instrumental bien nerveux. Cet elpee de très bonne facture s'achève par une nouvelle plage lente et longue ; une plage dont le développement fait la part belle au style "downhome", de nouveau tellement proche de Magic Slim.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Harmonica Shah
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: ElectroFi / Parsifal
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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