Daan n'a jamais caché son admiration pour les synthés pop eighties de Human League ainsi que les mélodies guimauves de Culture Club et de Duran Duran, groupes de garçons coiffeurs pour midinettes du Top 50 ; mais qui ouvrirent pourtant les portes du succès à l'électro balbutiante. Voilà donc le message de ce " Bridge Burner " : flirter avec les beats les moins avouables (" Sons Of Grey ", hommage à Visage ?, " Sunchild " et ses nappes FM en ouverture), rendre hommage aux grands faiseurs de tubes des années 80, sans pour autant tomber dans la parodie ou le mauvais goût. Car c'est là la force de cet album : réussir l'alliage parfait entre influences électro-pop d'il y a 20 ans et rock ancré dans le présent… Et du rock belge, pour couronner le tout. Daan, chanteur-guitariste chez Dead Man Ray et fan de Duran Duran, cela donne donc " Bridge Burner " en solo, un sacré disque : " Love " sonne comme du Prince passé à la moulinette anversoise, " Angels " présente un Daan reconverti en rappeur du samedi soir, " Swedish Designer Drugs " fait péter le disco dans le salon (tube de l'année), et " Appetite ", comptine rock décalée, met fin en beauté à tout ce beau bordel…. Qu'on déroule (enfin) le tapis rouge pour Daan, car ce " Bridge Burner " mérite tous les honneurs.

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