Daisybox fait partie de ces groupes qui se doivent de supporter les comparaisons, tant leur musique copie celle de certains de leurs aînés : ici, Placebo, Smashing Pumpkins et Indochine. " Canary Bay " aurait d'ailleurs été repris par ce groupe de campus il y a quelques années (quand ils s'appelaient encore Daisy), de quoi facilement alimenter les choux gras des mauvaises langues (" On n'a pas besoin d'un Indochine bis " / " C'est déjà le topo avec Sirkis ", etc.). Pourtant, en écoutant bien ces mélodies faciles mais accrocheuses, ces paroles niaises mais touchantes, on se prend rapidement d'affection pour ce groupe parisien d'ados attardés qui auraient trop écouté " 1979 " (" Pause ", " Ultra Non "), " Without You I'm Nothing " (" Etanche ", " 45 Minutes "), Pixies (" Pile Ou Face ") et, donc, Indochine (" La Lune ", hommage maladroit à un certain hit récent du groupe à Sirkis ?). A deux (voire trois) voix, les Daisybox ont pour eux des chansons fraîches et légères, des bonnes bouilles de rockers juvéniles, un parrain à la réputation redorée ces derniers mois (Sirkis, donc), un son de toute bonne tenue (Daniel Presley à la production), bref un album qui devrait contenter tous les amateurs de pop-rock français gentil et lisse comme un bon vieux " Bob Morane ". C'est déjà ça.

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