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Heads up!

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Lil' Ed Williams est né en 1955 dans le West Side de Chicago. J.B. Hutto, son oncle, lui apprend tous les rudiments du blues. Un des plus grands 'slide guitarists' de la grande époque du Chicago blues, avec bien entendu Elmore James et Hound Dog Taylor. La première incarnation de son groupe, les Blues Imperials, date déjà de 1975. C'est le boss d'Alligator qui les a découverts et leur a permis d'enregistrer sur son célèbre label, "Roughhousin" en 1986. Lil' Ed va écumer toutes les scènes nationales et internationales. Depuis l'Europe au Canada, en passant par le Japon et Australie.

"Chicken, gravy & biscuits" est paru en 89 et "What you see is what you get" en 92. Quelque temps plus tard, on retrouve sa trace sur le double album live, "The Alligator Records 20th Anniversary Tour". C'est pourtant à cette époque qu'il décide de suspendre les activités des Blues Imperials et de disparaître dans un certain anonymat. Il remonte pourtant le vaisseau en 1998 ; et dans la foulée grave "Get wild". Si on se réfère aux photos reproduites sur la pochette, Ed semble toujours aussi souriant. Et très fier de son beau fez au sommet du crâne. Il est épaulé par son fidèle bassiste James "Pookie" Young. Son demi-frère qui l'accompagne depuis les débuts. Le line up est complété par deux musiciens blancs : Mike Garrett à la guitare et Kelly Littleton aux drums.

"Heads up!" ouvre l'opus judicieusement. Sur "Woman in the castle", le rythme est très rock'n'roll. La slide rugit dès la première note. Elle sent bon le parfum de Hound Dog. "Never miss your water" maintient le tempo soutenu. De sa voix dominatrice, Lil' Ed chante avec férocité. Il libère de courtes phrases à la guitare, comme autant de lames de rasoir. Le son est terriblement métallique. Impressionnant ! Le bonheur est toujours au beau fixe chez "Natural man". La slide épouse le motif classique du Chicago blues. Le son dur et abrupt évolue, c'est une certitude, au sein d'un univers plus proche de Hound Dog que d'Elmore James. Long slow blues, comme Muddy Waters pouvait nous le prodiguer depuis le cœur du South Side, "The creeper" est un véritable régal. Toute l'intensité dramatique s'y libère. La voix puissante se joue des obstacles. La slide joue son rôle à la perfection. Le rythme revient au grand galop dès "My mind is gone". Un morceau signé Pam Williams. La slide est lancée à vive allure, comme un train qui écrase tout au passage. Les percussions sémillantes de Kelly Littleton renforcent cette impression du chemin de fer. "Four leaf clover" nous renvoie plutôt vers le Westside de la Cité des Vents. Le style a changé, et c'est Mike Garrett qui dirige la manœuvre aux cordes. Leçon de cuisine, "Lil'l Ed's home cooking" nous maintient un peu à l'écart du travail sur la slide. Toujours un pied dans l'Ouest de la ville, la guitare reprend brillamment "Black night". Un canon du blues lent, écrit par Jessie Robinson, au cours duquel la guitare, dont le feeling coule à travers les veines de l'artiste, atteint un maximum d'intensité. Un sommet! "Empty house tour" marque le retour au tempo rapide. Ed et Mike s'échangent les soli. Ils décochent tour à tour des flèches meurtrières. "Computer girl" libère un maximum de groove. La guitare se montre de plus en plus agressive. Le travail instrumental opéré sur "Ed head's boogie" est un véritable régal pour les oreilles. On n'entend d'ailleurs plus guère de nos jours une slide jouée avec autant d'expression! Chanté d'une voix très passionnée, "I still love you" constitue le dernier blues lent. Un fragment bien long, brûlant, au cours duquel les notes dispensées par la guitare sont réservées et limitées. Cet excellent album se termine un peu comme il avait débuté. Par un shuffle poignant. Intitulé "I love my baby", il marque un dernier retour victorieux de la slide. Superbe!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Lil' Ed
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Alligator / Munich
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
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