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Greasy kid stuff

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Kid Ramos est incontestablement chouchouté par son label, car il est ici encore une fois entouré par du beau monde! Evidence a donc décidé de miser sur le kid de LA. Surtout après le succès récolté par ses 2 autres albums "Kid Ramos", en 99 et "West Coast Party", l'année suivante. Une chose est sûre, il est respecté par ses pairs. Pas moins de sept harmonicistes figurent sur la liste des invités. Et tout le who's who des souffleurs de la West Coast signe présent.

Le quatuor de base est constitué de Kid à la guitare et parfois au chant, de Tom Mann au piano, et d'une super section rythmique réunissant Jeff Turmes à la basse et Richard Innes à la batterie ; c'est à dire des anciens membres du James Harman Band et du Hollywood Fats Band.

L'album s'ouvre par la plage titulaire. Un instrumental qui démontre tout le savoir-faire du kid dans le jump style. "Chicken hearted woman" est un blues lent. Ouvert par les cordes reproduisant le cri de nos gallinacés favoris, James Harman chante cette plage avec toute la maîtrise que nous lui connaissons. James chante aussi "Low down woman" au cœur d'une ambiance très country blues et "Gratitude is reaches", dans le style Chicago Southside, pendant que la slide de Ramos sonne comme la jumelle de celle d'Elmore James. L'entrée en lice d'un de mes harmonicistes favoris de toujours, Charlie Musselwhite, est bouleversante. Il a composé ce "Charlie's old Highway 51 blues" qu'il chante de cette voix immédiatement saisissable. Charlie est une légende vivante du blues. Un artiste attachant et authentique ; et les interventions de Ramos ne font qu'accentuer l'effet. Charlie revient chanter avec autorité le blues très dépouillé "Rich man 's woman". Paul deLay a certainement été l'une des meilleures découvertes des années 90. Il possède un style tellement personnel. Une voix cassée, puissante, qui transpire le vécu! Il est présent sur deux titres qu'il a écrits : "Say what you mean, baby", cuivré par Jeff Turmes, et "Ain't gonna holler". L'harmoniciste le plus proche de Kid est sans doute Mr Richard Duran, alias Lynwood Slim. Ils sont tellement complices que lorsqu'ils jouent ensemble, tout semble couler de source. Ils donnent ici une parfaite leçon de west coast jump lors de la reprise du "I don't care who knows" de Willie Dixon. Ensemble, ils apportent un traitement rockabilly au classique de Bobby "Blue" Bland, "Hold me tenderly". L'énergie reste présente. Le rythme s'intensifie avec l'entrée en lice du joyau de Sacramento, Rick Estrin (de Little Charlie and the Nightcats). Sa voix nasillarde et son harmo offensif s'acquittent parfaitement de "It's hot in here". Estrin aime aussi le blues pur. Il est merveilleux quand il pense au génial Little Walter. A l'instar de "Marion's mood", un fragment de derrière les fagots. Le virtuose Rod Piazza change de registre pour se consacrer à l'instrumental "Devil's foot". Il prend indéniablement une direction jazz et swing. Kid se met même à sonner comme Charlie Christian. La machine à vapeur s'emballe pour aborder "Mean ol' lonesome train". Une composition écrite par Lightnin' Slim et superbement rendue à la vie grâce au vieux Johnny Dyer. La Ramos party s'emballe pour la finale. Un tonique "Harmonica hangover" qui adresse un double clin d'œil à Charlie Musselwhite et à Rick Estrin. Un superbe album !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Kid Ramos
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Evidence / Bertus
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
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