Si le premier opus de cet ensemble suédois était inspiré à la fois par la britpop d'Oasis et le garage d'Inspiral Carpets, il faut reconnaître que chez ce " Cherry kicks ", les influences semblent avoir été totalement digérées. Tout d'abord, David Nyström qui nappait la plupart des mélodies de son farfisa, n'intervient plus que sur deux fragments. En fait, il a cédé le relais au nouveau drummer, Nino Keller, qui en fait une utilisation moins envahissante, lorsqu'il ne rend pas les sonorités plus synthétiques. Ensuite, le chant de Cesar Vidal s'est presque débarrassé de ses inflexions ‘miaulantes’, ‘liamgallagheresques’. Enfin, à l'instar, des claviers, les guitares se fondent mieux dans l'ensemble. Résultat des courses, le garage pop de Caesars Palace a pris une forme fort proche de celle de 22 Pisterpirkko, mais en plus dynamique et en plus contagieux. D'ailleurs on pourrait facilement siffloter les douze chansons de cet elpee, le matin, sous la douche…

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