Le premier album de ce quatuor suédois était sorti en 1998 ; mais il vient seulement de bénéficier d'une distribution officielle en Belgique. Un disque dont la plupart des compositions sont hantées à la fois par la britpop d'Oasis (NDR : surtout son premier opus) et le garage d'Inspiral Carpets. Oasis tout d'abord. A cause du timbre vocal de César Vidal. Aussi miaulant que celui de Liam Gallagher. Et puis des sonorités dispensées par la six cordes. Electriques, vibrato, elles semblent sortir directement du manche de Paul ‘Bonehead’ Arthurs. La mélodie de " My abduction love ", semble même avoir été calquée sur celle de " Supersonic ". Inspiral Carpets ensuite. Dès que le farfisa entre en lice. Et aussi paradoxalement que cela puisse paraître, ce clavier n'est pas joué par un membre du groupe, mais par David Nyström. Un musicien de studio particulièrement apprécié sur la scène scandinave ; et qui marque véritablement de son empreinte l'ensemble de l'opus. Une empreinte psychédélique, revivaliste, dont le doigté est aussi savoureux et rafraîchissant que celui de Clint Boon. Autre invité de marque : Klas Ahlund. Un personnage qui avait apporté son concours à l'album " Desireless " d'Eagle Eye Cherry. Non content d'avoir produit l'elpee, il assure également la quasi-totalité des parties de guitare acoustique. Avec beaucoup de subtilité, il faut le reconnaître. Deux fragments épousent cependant un profil plus punk. En l'occurrence " Anything you want " et " She' a planet ". Et puis un seul une perspective gothique. L'intro "Sort it out". Un morceau qui libère un groove digne de Sisters Of Mercy. Excellent !

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