Grand admirateur de Depeche Mode, en lisant les articles consacrés à la sortie de son dixième album, je salivais déjà en imaginant le plaisir des oreilles qu'allait me procurer l'écoute de cet " Exciter ". Ma déception n'en a été que plus cruelle. J'ai eu beau le réécouter plusieurs fois, je n'ai décelé que quatre fragments dignes d'intérêt. Et lorsqu'on sait qu'il en compte treize, c'est un peu maigre ! Quatre fragments parmi lesquels figurent le single " Dream on ", dont le craquèlement électro-organique est imprégné du baryton sensuel de Dave Gahan. " I feel loved ", ensuite. A cause de ce synthétisme glacé, dansant, hanté par l'esprit de John Foxx. " The dead of night " aussi. Seule compo réellement expérimentale déchirée entre glam rock sci fi et métal gothique. Et enfin " Shine ", dont la lo fi nocturne épanche une mélancolie féline. Pour le reste, je suis resté sur ma faim. L'ennui existentiel manifesté sur la plupart des autres chansons baigne dans une ambient un peu trop lisse à mon goût. On a même parfois l'impression que Depeche Mode cherche à marcher sur les traces de David Sylvian, sans jamais parvenir à en contracter le feeling. En engageant Mark Bell, moitié du duo pionnier techno british LFO et responsable de la mise en forme des deux derniers opus de Björk, pour le produire, le trio a peut être commis une erreur. Seul l'avenir nous l'apprendra, car il est pratiquement devenu aujourd'hui le quatrième membre du groupe. Je suis d'ailleurs très circonspect de la transposition live que pourrait prendre l'interprétation de ces chansons. A moins peut-être qu'elles ne soient dispensées lors d'un set où toutes les places seraient assises… Vous m'avez compris ?

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