Un nouvel album de Rod Piazza est un évènement toujours très attendu et que l'on goûte avec plaisir. Et chaque fois, on prend une claque. Car Piazza et ses musiciens constituent, sans aucun doute, un des meilleur blues bands de la planète! La déception n'est pas encore au rendez-vous.
Le line up des Flyers est identique : la fidèle Honey au piano, Rick Holmstrom à la guitare, Bill Stuve à la basse et Steve Mugalian à la batterie. Service gagnant à l'ouverture pour "Who knows what's goin' on?". Rod crache ses vocaux dans le micro astatique et les petites phrases à l'harmo sont toutes des flèches qui font mouche. Produit par Jim Dickinson, "Love to spare" est une de ces balades accrocheuses dont Rod a le secret. La reprise de "Shim Sham Shimmy", signée Bill Emerson, est de la pure dynamite. Le rythme est au maximum. Les solistes se bousculent. L'harmo, la guitare jump et surtout le piano ne restent plus en place. Echange rap entre Rod et Honey, "If it is" est récréatif. "Shakin' hands with the blues" est le shuffle très attendu. Il entraîne Rod et Rick vers les sommets. Cette aisance et ce brio se retrouvent sur le jump boogie, "This time, this time". Introduction à l'instrument chromatique avant de hausser le rythme sur "High flyin' baby". Une longue plage ponctuée par de brillantes sorties swing des trois solistes. En fin d'album, nous retrouvons plusieurs instrumentaux, histoire de mettre un peu plus en avant encore les prouesses instrumentales des Flyers. "Easy baby" s'écoule dans la bonne humeur autour de Honey. Plage jazz, "Reece's boogie" est un témoignage de versatilité et du swing naturel de Rick Holmstrom. Evoluant sur un thème très lent, "Ghosting" part à la recherche des fantômes du passé ; et en particulier celui de l'ancien partenaire et maître de Rod, George "Harmonica" Smith. La finale est réservée à Miss Piazza Alexander. Un exercice sur les ivoires pour un boogie woogie de bravoure…

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