Eric Sardinas incarne la version contrastée de Johnny Winter. Il commet l'album "Treat me right", en 1999. Pour accomplir ce second chapitre, il n'a rien changé, profitant à nouveau de l'absence prolongée de son idole albinos. Eric n'est pas texan mais californien. Il dirige son trio sans concession, flanqué du bassiste Paul Loranger et du batteur Scott Palacios.
"Piece of me" ouvre l'album. La slide réverbérée dégage un maximum d'énergie. Le chant est éructé à la manière de qui vous devinez. Sardinas déballe sa National steel pour aborder "My sweet time". Son jeu sur l'acoustique est de qualité. Il se permet par ailleurs une version étonnante du "Gambling man blues" de Honeyboy Edwards, quand il chante en duo avec le mythique bluesman. Pour obtenir le son que dégage la slide, il a recours à une guitare resonator acoustique amplifiée. Une technique qui donne d'excellents résultats pour les plages inspirées par le Mississippi Delta country blues, telles que "Aggravatin' Papa", "Be your man" et "Devil's train". Eric peut adoucir son tempo, et même un tantinet calmer son chant. A l'instar de "Killin' time blues". Son cœur s'arrête du côté de Chicago, lorsqu'il reprend le "My kind of woman" d'Elmore James, en dispensant le riff de slide bien connu. Une autre facette intéressante du personnage relève de son attachement au southern rock. Et il le manifeste à travers "Country mile" et "8 goin' south". Pour produire ce " Devil's train ", Eric a reçu le concours de Neil Citron. Et la mise en forme accomplie par le duo est de qualité. (NDR : Loranger, puis Citron ; faut croire qu'il aime les agrumes…)

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