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Epica - 18/01/2026
Stereolab

Endless journey

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L'Average Blues Band a abrégé son patronyme en A.B.B. Je leur connaissais 2 albums : "Hurt too much" et "Against the tide". Cette formation interprète son propre répertoire. Un blues léger, gentil, parfois proche d'un Eric Clapton des années 80. Tout le poids du groupe repose sur ses deux chanteurs/compositeurs/guitaristes, Chris Williams et John Holmes, tous deux armés d'une Fender Stratocaster. Mais l'aspect pop rock est principalement entretenu par le clavier quasi symphonique de Mark Skerritt.

L'ouverture "Don't get out much" aurait ainsi pu figurer sur un album du Pink Floyd. Période commerciale, bien entendu ! Une impression accentuée par les vocaux délicats qui se conjuguent régulièrement à l'unisson. N'empêche, certaines compositions tiennent bien la route. Ou si vous préférez, elles font mouche. A l'instar de "You ran my heart away", la meilleure chanson de l'opus sur laquelle on se surprend à reprendre le refrain en chœur. Sous cette forme soft rock, l'A.B.B me fait alors penser aux débuts de Dire Straits, surtout au niveau des interventions de guitares, tellement proches de Mark Knopfler. "The only way back from the bottom" et "Helpin' out at Rudi's" campent des blues rock au tempo plus rapide, réminiscents d'autres anglais, les Producers. Mais ces derniers adoptaient un profil infiniment plus blues. "Old love" est un R&B accessible. Lorsque le tempo se ralentit, la musique alors produite ne manque pas de charme, car l'A.B.B favorise toujours la ligne mélodique, à l'instar de nos amis de Braine-le-Château, Blue Line. Ainsi "I'm cryin'" épanche une émotion et une tristesse qui interpellent. Mark passe au piano pour interpréter une ballade subtile et, ma foi, fort attrayante, "Taste of the blues" (Millenium version).

 

 

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