Tommy est né voici 68 ans dans le Mississippi, mais a établi ses pénates à Saint Louis, dans le Missouri. Une ville portuaire qui a enfanté une scène bien spécifique, caractérisée par la rencontre du blues rural et urbain ; une scène incroyablement riche et pure. Et des artistes comme Arthur Williams et Boo Boo Davis en sont aujourd'hui les fers de lance... Depuis un demi-siècle, Bankhead en est un des plus solides piliers, produisant un blues dont le style a été marqué de manière indélébile, par les années d'après-guerre. A ce jour, il n'a commis qu'un seul album, "Please Mr Foreman". En 1983, sur Deep Morgan.
Tommy compose la très grande majorité de son répertoire. Il est secondé de musiciens qui présentent un solide pedigree. Notamment Erskine Oglesby, un saxophoniste qui a joué pour Ike et Tina Turner, et le pianiste Bob Lohr. Un proche collaborateur de Chuck Berry qui côtoie régulièrement les seigneurs du blues local. Lohr se révèle brillant sur "Going to Chicago". S'il aime les tempos enlevés, Tommy n'en reste pas moins un bluesman de talent. Il le démontre sur "Alcohol ain't nothin" et "The bright lights". Cheval de bataille " live ", " Who said it " est à coup sûr une des meilleures plages du disque. Elle permet notamment aux solistes de s'échapper. Tantôt Tommy à la six cordes, tantôt Oglesby au sax. Et la production de Fedora est impeccable!

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