Le moins que l'on puisse dire, c'est que la musique de Beulah n'est pas minimaliste. Et pour cause. Si le quintette se partage guitare, trompette, claviers, drums, moog et chant, il bénéficie surtout d'une véritable armée de collaborateurs. Des tas de cuivres et de cordes, mais également un flûtiste, un accordéoniste, et plus insolite encore, un joueur de sarangi et de tabla. Tout un arsenal mis au service d'une pop mélodique, fragile, qui navigue à la croisée des chemins des Beach Boys, des Beatles et d'un Pavement qui aurait opté pour la hi fi, plutôt que la lo fi. Parce que les arrangements sont particulièrement riches, soignés, à la limite ‘philspectoresques’. Ce qui ne nuit cependant pas aux chansons de ce " When your heartstrings breaks " qu'il serait idéal de savourer en sirotant un cocktail sur la terrasse d'un bar, le long d'une plage ensoleillée ; et si possible californienne. Mais là, faudra peut-être attendre de gagner au lot(t)o...

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