Si vous aimez la britpop, et en particulier Radiohead, Muse et Coldplay, vous ne pouvez passer à côté du premier album de JJ72. Un trio irlandais qui possède, bien évidemment, un excellent chanteur : Mark Greaney, dont le timbre est capable d'osciller du rugissement le plus furieux, le plus guttural, au falsetto le plus pur, le plus angélique. Dans cette voix, il y a un peu de Thom Yorke, de Jeff Buckley, de Feargal Sharkey, d'Andrew Montgomery (Geneva) et de Matthew Bellamy. Excusez du peu ! Il joue aussi de la guitare. Acoustique ou électrique. Du bout des doigts, il est ainsi capable de sculpter des accords tellement fragiles, tellement délicats, qu'ils parviennent à se fondre dans les orchestrations de cordes. Mais aussi et surtout de libérer une intensité émotionnelle âpre, dévastatrice, infernale, en s'appuyant, il est vrai, sur le drumming opulent, explosif de Fergal Matthews. A charge de Hilary Wood de ramener tout ce beau monde sur terre, à l'aide de ses accès de basse glacées, joydivisionesques. Un véritable cocktail d'innocence, d'instinct et de sauvagerie qui palpite avec passion, colère et désespoir au cœur de mélopées versatiles, torturées par la poésie post adolescente de Mark. Et pour être complet, sachez que la production a été assurée par Ian Caple, personnage qui avait notamment travaillé sur l'album " Pe-Millennium Tension " de Tricky, en 1996.

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