Robert est né en 1913 à Turkey Scratch, dans l'Arkansas. Le tournant de sa vie intervient lorsque sa mère se met en ménage avec un homme à peine plus âgé que lui. Et pour cause, il s'appelait Robert Johnson ! Ce dernier apprit tous ses secrets à la guitare à Robert Jr, son beau-fils. La vie d'un bluesman n'a jamais été dorée. Ce qui explique pourquoi Lockwood a abandonné la musique, au moins à six reprises. Il vit depuis longtemps à Cleveland, dans le Mississippi ; et c'est là qu'il a enregistré ce premier album pour Telarc. Seul, sa voix et sa guitare. Il y interprète un country blues tellement pur, tellement rafraîchissant, nonobstant l'âge de son répertoire. A plus de 85 ans, il reste l'un des plus vieilles gloires du blues encore en vie ; une légende vivante en quelque sorte.
Il reprend avec bonheur six compositions de son beau-père mythique : "32-20 blues", "I believe I'll dust my broom", "Stop breakin' down blues", "Love in vain blues", "Little Queen of spades" et "Ramblin' on my mind". Il y est réellement poignant. Il adapte également d'autres thèmes du blues ; et notamment "C.C Rider" de Lightnin' Hopkins, "In the evening (when the sun goes down)" et un superbe "Mean mistreater mama" de Leroy Carr ainis que "Key to the highway" de Big Bill Broonzy. Robert pouvait aussi écrire ses blues. Souvent des dialogues échangés avec sa guitare qu'il jouait d'une manière très rythmique et surtout fort originale. A l'instar de "Run your Mama", "This little girl of mine" ou "Train my baby" que l'on retrouve sur cet opus. Enfin, il produit de bonnes vibrations, lorsqu'à la manière d'un jeune songster du bon vieux temps, il reprend ce vieux canon du blues, "Mr Downchild" (qu'il attribue à Robert Johnson).

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