Indigo aime sortir des tranches d'histoire du british blues peu connues du public. Cet album constitue déjà le sixième de Webb avec ou sans Chicken Shack, parus chez Indigo. Ces enregistrements datent des années 1975 à 78. Chez Chicken Shack, Stan Webb avait été, rappelons-le, l'un des meilleurs artisans du blues anglais qui fit fureur à la fin des sixties. Il était ensuite passé au hard rock progressif, avec un certain succès commercial à la clé. En 1974, il avait rejoint, de manière fugace, le Savoy Brown du chanteur/guitariste/compositeur Miller Anderson et de Kim Simmonds bien sûr. L'album "Boogie Brothers" en est le seul témoignage sonore. L'existence de Chicken Shack ayant pris fin, il avait formé son Stan Webb Band, en compagnie de Miller Anderson. Un excellent musicien qui avait fait partie du Keef Hartley Band. Fin des 70s, le blues ne faisait plus la loi et le punk battait son plein. Ce sera donc une période peu prolifique pour Stan l'extraverti. Cet album présente cependant des moments fort honorables. Dommage que les notes de pochettes soient si discrètes sur les musiciens qui ont participé à l'enregistrement de cet opus.
Selon mes archives, ce " Jersey lightning " compile deux albums différents. Soit "Broken Glass", du groupe du même nom, sorti en en 76, avec un autre chanteur guitariste, Robbie Blunt, et "That's the way we are", enregistré en Allemagne en 1978, et attribué à Chicken Shack. Un album fort rare, au demeurant. De ce disque, je retiendrai surtout le boogie assez furieux "It wasn't me", et l'excellent " Can't keep you satisfied ". Vous ne l'aurez peut-être pas reconnu, mais Miller donne de la voix lors de l'ouverture, "Standing on the border" ainsi que sur "Evil" de Willie Dixon. L'album se termine par les inévitables classiques du blues, "Let me love you" de Willie Dixon, et "Shake your moneymaker" d'Elmore James, saluant ainsi la réactivation de Chicken Shack.

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