En 35 ans, depuis ses timides débuts discographiques à Chicago jusqu’aujourd’hui, Charlie a acquis une expérience inégalable. Et depuis pas mal de lunes, ce vétéran arrive encore à dérider le blues, l'ami! Pour lui, toute musique forgée dans la sensibilité, le feeling des musiciens, c'est du blues. A l'occasion de ses incessantes tournées, il a rencontré des tas de musiciens. Surtout cubains et brésiliens. Il a donc assimilé des éléments de leur culture musicale. Si "Continental drifter" présente le blues habituel, électrique et acoustique de Charlie, il propose une très intéressante fusion avec la musique cubaine.
Trois séquences. La première classique, en compagnie du band actuel de Musselwhite. John Wedemeyer y tient la guitare. J'aime particulièrement "Can't stay away from you". Charlie part dans un solo à l’ambiance orientale, très réussie, assez envoûtante. La lente (et longue) reprise de "Voodoo garden" de Tom Mc Farland permet à Wedemeyer de s’évader dans un solo excitant. Seconde séquence exotique avec les musiciens cubains, Eliades Ochoa et le groupe Cuarteto Patria. Il est tout à fait réjouissant, rafraîchissant d'entendre le divertissement de l'harmonica au milieu des rythmes latins. Manifestement très plaisante et réussie, cette direction mériterait d’être approfondie. La fusion des percussions latines, des chœurs joyeux et des cordes de guitare hispanisantes qui rencontrent la voix bluesy de Charlie et son harmonica, est assez irrésistible. La joie de "Que te parese, Cholita" et des trois plages suivantes vous apporteront la bonne humeur. Le temps d'un bon shuffle sur "My time someday" et Charlie aborde la troisième et dernière finale. Très roots, seule en immersion dans le Delta de "Blues up the river" et de "Please remember me". Excitant ce nouveau Musselwhite!

Nederlands
Français 
