‘Un des secrets les mieux gardés de Chicago’, précise les notes de pochette! Je n’en sais rien, mais une chose est sûre, Johnny Laws est doté d'une voix remarquable, faite de douceur et de sensualité, proche du blue soul.
Manifestement, il affirme sa classe dès l'ouverture, "Driving wheel", de Roosevelt Sykes. L'harmonica de Chris Whiteley et le piano de Tyler Tarema font ici preuve d’un maximum de retenue et de discrétion. Aussi proche, la reprise de "Sweet sixteen", est toujours cajolée par une voix réservée et mielleuse. Comme son style ne le trahit pas, Johnny est bien un vrai bluesman de Chicago, né dans le South Side, il y a 56 ans. Et le blues, il peut le chanter sans discussion, injectant la sensibilité naturelle qui est la sienne. A l’instar du "Part time love" de John Hammond, " I’ll take care of you " de Brook Benton et surtout le "Steal away" de Jimmy Hughes". Ces plages baignent au sein d’une douceur infinie et une beauté extrême. De très grands moments! Dans sa jeunesse, Laws a été encouragé par Jimmy Reed. Il reprend ici 2 de ses meilleures compositions, "Ain't that lovin' you baby" et le très beau "Honest I do". Laws est un fin guitariste, mais son tempérament discret, économe, prend le plus souvent le dessus. Peu d'exercices de style en solitaire à se mettre sous la dent ; sauf le célèbre et rondement mené "Little by little". Cette œuvre délicate se termine par une reprise veloutée de "Sadie" de Hound Dog Taylor. A découvrir!

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