Difficile de se forger une identité propre, lorsque l’étiquette de nouveaux Smiths vous colle à la peau. C’est un peu la mésaventure que connaît Gene depuis ses débuts, des débuts qui remontent quand même à 1993. C’est vrai que Martin Rossiter possède une superbe voix, dont le timbre navigue quelque part entre celui de Morrissey et de John Watts (Fischer Z). Que Steve Mason est un guitariste aussi doué que Stephen Street. Et puis que les deux formations incarnent la quintessence de la pop typiquement britannique. A caractère hymnique. Enfin, que leurs lyrics sont trempés dans la mélancolie, la passion et la violence. Mais ici s’arrêtent les comparaisons. Heureusement d’ailleurs ! Gene musclant ses mélodies par une interprétation plus riche, truffée d’arrangements aussi bien rock, jazz que soul, à coloration ‘Motown’ pour être plus précis. Et on s’en rend compte, lorsqu’on a la patience d’écouter cet excellent " Revelations ", à plusieurs reprises…

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