Laika, They Might Be Russians, Rollerskate Skinny, Throwing Muses et surtout Mercury Rev auraient influencé cet ensemble glasgowégien, que nous ne serions pas surpris. Le Velvet et les Pastels également. Mais là, c’est une évidence. Pourtant, chez les Delgados, il y a tellement de fraîcheur, qu’n’on a jamais l’impression de se farcir un recyclage. Que du contraire. Parce que leur musique recèle une foule de nuances subtiles et d’idées ambitieuses, aventureuses mêmes, susceptibles de sonder l’underground sans pour autant abandonner une piste mélodiquement pop, sûrement tracée. En intitulant son deuxième album " Peloton ", et en s’inspirant de Pedro Delgado, champion cycliste espagnol qui avait brillé au tour de France voici quelques années, pour choisir son patronyme, le groupe a peut-être encore l’intention de gagner quelques étapes. Mais revenons à leur dernier opus. Tantôt fragile, tantôt rebelle, souvent capricieux, il alterne climats atmosphériques, tantôt traversés d’une section à cordes, tantôt d’une flûte, enrichis par la conjugaison des vocaux moelleux d’Emma Pollock et d’Alun Woodward, et climats électriques bourdonnants, presque ‘mybloodyvalentinesques’, comme sur le superbe et sinusoïdal " Russia orthodox ". Remarquable !

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