Le film nous invite à passer plus d'une heure et demie dans ce petit club germanique. Le son est impeccable et la musique de bonne facture. Le chanteur noir américain Big Daddy Wilson B occupe le devant de la scène. Bien qu’originaire de Caroline du Sud, il vit le plus souvent en Allemagne. Il aborde "Stick with me", un blues lent très mélodique. Sa voix est grave. Toute en relief, elle est faite pour chanter le blues. Gregor joue sur sa Les Paul Standard de 1959. Le son est bien gras et réverbéré. Son blues n’est pas pur, mais il prend soin de garder en permanence une ligne mélodique sûre. Dans le style, il me fait ici penser à un musicien anglais qui avait lui aussi beaucoup écouté Peter Green : Snowy White. A une certaine époque, il a rencontré un certain succès en compagnie de son blues band, le Blues Agency. Il avait même décroché un hit : "A bird of Paradise". En outre, la sonorité trahit de nombreuses similitudes. Horst se distingue à l'orgue. Wilson chante aussi "Shufflin", un titre imprimé sur un tempo enlevé, proche du Chicago Westside. Bergmeyer est passé opportunément au piano électrique. Le quartet de base se réserve alors trois plages instrumentales. Tout d’abord l'atmosphérique "Ocean breeze Motel". "Golden Voice blues", ensuite. Un blues lent classique inspiré par BB King. "Zak", enfin. Un titre rapide, aux accents très jazzy. Gregor étale sa dextérité en alignant une multitude de notes, pendant que Dirk se libère aux percussions. Johnny Rogers est également un chanteur noir américain basé en Allemagne. Sa voix est d’une grande pureté pour chanter le blues et la soul music, un style qu’on appelle encore soul blue. Il chante "One more time", soutenu par la trompette de Christian Kappe, un jeune jazzman de 35 ans, alors que Gregor a empoigné sa Fender Telecaster! Il chante aussi d'une voix remarquable et poignante "Leaving this town". Sous sa forme instrumentale, le quartet de base accueille sur les planches l'harmoniciste noir Keith Dunn. Cet excellent musicien insuffle beaucoup de feeling dans son jeu. Et il en fait la plus belle démonstration tout au long de "Mature blues", en empruntant le riff du célèbre "Help me". Puis en élevant le tempo, sur "Jammin". Et manifestement, Bergmeyer pète la forme derrière son piano! Le trompettiste allemand Christian Kappe fête son retour en apportant son soutien à "New York blues". L’interprétation baigne au sein d’un climat jazz fin de soirée. Les échanges s’opèrent en toute intimité. Les musiciens s’autorisent de l’impro tout au long de "Little funky thang". La suite est royale. L'harmoniciste Thomas Feldman fait son apparition. Il y a de l'électricité dans l'air. Il allie puissance et talent. Il vit sa musique. Et se révèle véritablement sur ce "Beale street strut". Thomas n’est pas né de la dernière pluie. Il a déjà accompagné les artistes les plus notoires et participé à la confection d'au moins trente albums! Il est également un brillant saxophoniste. Et le démontre aussitôt en épaulant la chanteuse noire de blues et de jazz, Harriet Lewis. Originaire de la Côte Est des USA, cette militaire de carrière est demeurée en Allemagne pour y poursuivre sa vie d'artiste. Elle chante superbement "In the heart of the City". Gregor s’y révèle formidable à la guitare. Véritable réincarnation du Peter Green des meilleurs jours, il aligne ses notes parcimonieusement. Magique! Thomas pratique aussi le zydeco au sein de la formation teutonne, the Swamptones! Ce concert s’achève par "Blue clouds", une magnifique mélodie instrumentale fort proche du déjà cité Snowy White. Mais le spectacle n'est pas terminé, car trois bonus tracks ont été ajoutés. Trois versions alternatives de plages figurant sur l'album. Gregor Hilden et ses musiciens peuvent franchement être crédités, pour la circonstance, d’une excellente prestation.
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