Après avoir exploré une multitude de cultures musicales conventionnelles - du néo classique au baroque en passant par le celtique, le gothique, l'ambient et bien d'autres -, historiques - élisabéthaine, liturgique et chant grégorien -; ethniques - orientale, balkanique, arabe, hindoue, africaine -, Dead Can Dance en est revenu à une forme plus proche de ses débuts. Qui remontent déjà à 1981. Attention, pas ceux du premier album éponyme qui lui avait valu d'être comparé à Cocteau Twins. Mais bien du deuxième, " Spleen and ideal ". " Spiritchaser ", septième album studio du duo australien renoue avec ce style si élégant qui lui avait permis d'agréger le mysticisme oriental, la mélancolie britannique et la world music. Un album beaucoup moins impénétrable que " Aaion " ou " Into the labyrinth ", mais toujours aussi déroutant et fascinant. DCD y laisse une grande place aux percussions et aux rythmes. Africains, bien sûr, mais hantés par le spectre du vaudou. Et puis latino-américains. Brésiliens et péruviens pour être plus précis. Si le fragile équilibre entre la voix éthérée, exceptionnelle de Lisa Gerrard et celle plus terne, mais tellement vibrante de Brendan est préservé, on remarque surtout une mise en valeur du sens mélodique par l'instrumentation aussi bien folklorique que technologique. Une œuvre qui devrait ravir les fans de world music impressionniste…

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