Wallis Bord joue de la musique depuis sa tendre enfance. A 6 mois, on lui offre sa première guitare. Elle est victime d’un accident domestique : une tondeuse à gazon lui sectionne les 5 doigts de la main gauche. Quatre pourront lui être recousus. Ce qui lui permettra de rejouer de son instrument fétiche. Mais à l’aide d’une guitare de droitière à l’envers. Cette Irlandaise est aujourd’hui âgée de 29 ans et nous propose son troisième opus. Il est éponyme.
Wallis Bird déborde d’idées et d’énergie. Des qualités qu’elle met au service de son inspiration. Ce nouvel essai est particulièrement éclectique. Il s’ouvre par le grave « Dress My Skin And Become What I’m Supposed To », un morceau tout simplement magnifique. Allègres, les deux pistes suivantes sont modulées par les différents rebondissements du tempo. Perso, j’apprécie surtout l’artiste lors de ses chansons les plus lentes. Souvent, c’est le moment choisi par les superbes arrangements pour les enrichir. A l’instar du très lyrique « But I’m Still Here, I Still Here » sur lequel le piano s’invite pudiquement avant d’ouvrir la porte à ce qui semble être un xylophone. Un titre troublant au cours duquel elle évoque sa propre mort.
Introspectif, le nouvel elpee devrait plaire aux aficionados d’Ani DiFranco. Faut dire que certains de ses textes sont tout aussi engagés politiquement…
L’Irlandaise sera présente au festival Dranouter le 4 août.

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