Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Come along

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Le plus notoire des blues bands germaniques compte déjà 23 années d'existence. Au départ, les Blues Shacks ont publié plusieurs albums chez Stumble avant de passer sur le label brêmois Crosscut. "Come along" constitue leur douzième elpee, un disque qui s’inscrit dans la lignée du précédent, "London days", soit un cocktail de R&B, de soul ‘Stax’ et de blues basique. Le line up des Shacks est identique, puisqu’il réunit les frangins Michael et Andreas Arlt, ainsi que le claviériste Dennis Koeckstadt. Sans oublier la section rythmique constituée de Henning Hauerken et Bernhard Egger. Pour accentuer l’empreinte R&B, le combo a bénéficié de la participation d’une section de cuivres, en l’occurrence The No Blow No Show Horns mais aussi de chœurs, assurés par les Shackettes.

L’opus s’ouvre par une compo imprimée sur un solide tempo dicté par le piano de Dennis. Tout au long de ce "True love in vain", la voix de Michael est autoritaire pendant qu’Andreas se libère déjà aux cordes! "Love like cash" trempe dans du pur Memphis R&B à forte coloration funk. Les cuivres enrobent la voix. Les interventions de gratte sont dignes d'Albert King. Celles de l'orgue Hammond sont chaleureuses ; et surprise, même l'harmonica se réserve son espace au sein de cet ensemble parfaitement huilé. "Come along with me" baigne dans une forme de soul exotique. Rythmes et percus alimentent ce climat, alors qu’une trompette apporte un rayon de soleil à la fête. Les Blues Shacks se réservent un Chicago shuffle explosif pour notre plus grand bonheur. Hanté par l’esprit de Little Walker, Michael met toute la gomme dans son Mississippi saxophone tout au long de ce "Get my stuff together". J’adore quand le R&B coule naturellement dans leurs veines. Tout particulièrement lorsqu’il permet un dialogue entre orgue et guitare. Et "Will you be there" en est une parfaite illustration. Un rythme allègre mais cool soutient le blues dansant "Don't take your time". Et au sein de ce climat rafraîchissant, réminiscent de JJ Cale, l’orgue Hammond se révèle irrésistible. "Anything you do" et "Wait in line" sont deux blues classiques, imprimés sur un mid tempo, qui auraient pu relever du répertoire de BB King. Deux plages impeccablement exécutées, il faut le souligner. Des percus syncopées communiquent des accents de mambo à "Doesn't matter anymore", un morceau au cours duquel le honky saxophone de Tom Müller est relayé par l'harmonica. Et on n’est pas au bout des bonnes surprises, puisque c’est dans le West Coast jump que Michael se met à souffler à la manière des maîtres du style, Kim Wilson et Rick Estrin, sur "I don't get it". Miss Bonito Niessen vient donner la réplique vocale à Michael, sur le tendre "Whatever you do", alors qu’à la ‘six cordes’, Andreas se révèle plus BB King que nature. L’opus s’achève par "Raise your voice", un titre classieux et bourré de swing. Un excellent album !

 

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