En 1992, cet ensemble batave avait bénéficié du concours de Dave Stewart pour enregistrer "Puur", son premier album. Production, studio et même label (Anxious). Un très chouette disque qui n'avait cependant pas récolté le succès escompté. Quatre années plus tard, Soft Parade revient avec un deuxième opus. Mais réalisé dans des conditions plus modestes. D'abord, les sessions d'enregistrement se sont déroulées à Tilburg, leur ville natale. Par souci d'économie, seules les bandes ont transité par Londres au Livingstone Studio. Pour y être remixées par John Mallison. Enfin, "Get well soon" est tout simplement autoproduit. Si le line up du quintette n'a pas changé, il faut reconnaître que le rôle du claviériste a été réduit à sa portion congrue. Il brille même par son absence sur les sept premiers titres. La texture épouse soit les caprices semi-acoustiques, ‘sydbarettiens’, de Robyn Hitchcock ; ou nous plonge dans l'univers velvetien, indolent, arty de Mojave ou de Tarnation. A partir du huitième morceau, Dirk Brouwers entre dans la danse, et infiltre progressivement ses sonorités fiévreuses dans la mélodie. Son phrasé ‘manzarekien’ refait naturellement surface. Et nonobstant le vocal hymnique, curieusement inspiré par Bono (pas le Band!), les portes (!) du psychédélisme s'ouvrent à nouveau pour célébrer une folle et douce Soft Parade...

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