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Through the dusty paths of our lives

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Abrhama est une formation parisienne dont les débuts remontent à 2005.0 A l’origine, elle répondait au patronyme d’Alcohsonic. Elle multiplie les tournées et publie un premier album en 2009, "Songs from the Delirium Tremens world". Deux Eps plus tard, le quartet décide de changer de nom, et se rebaptise Abrahma. Nous sommes alors en 2011. Si leur musique est fondamentalement inspirée par le rock des 70s, le blues et le southern rock des USA, cette transformation va également modifier quelque peu leur style. Qui embrasse alors une forme résolument plus stoner quoique teintée d’un zeste de psychédélisme. Le line up réunit le chanteur/guitariste Sebastien Bismuth, le soliste Nicolas Heller ainsi que les frères Colin à la section rythmique.

"Les chemins poussiéreux de nos vies" s'ouvre par une courte odyssée dans l'espace, "Alpha", avec de laisser s'épanouir "Neptune of sorrow", sur un rythme indolent. Les riffs de guitares sont puissants et dramatiques. La section rythmique est impressionnante. Une assise sans faille et pourtant complexe, un mur aux fondations inébranlables, qui soutient parfaitement le chant parfaitement assuré par Sébastien. "Tears of the sun" libère un sentiment de fureur. Le tempo est plus enlevé. La structure de l'ensemble est quand même recherchée, mais les différents tableaux s’emboîtent impeccablement. Elaborée, "Dandelion dust" est une plage qui évolue au gré des changements de rythmes, de l’alternance entre climats empreints de douceur ou chargés de frénésie. Et la voix sert de lien fédérateur au sein de cette fresque sonore, balayée de cordes bien inspirées. Sans aucun doute, un sommet de cet opus! Le riff d'ouverture consacré à "Honkin' water roof" est puissant. Il nous écrase avant de libérer le rythme en boucle, communiquant à ce climat sonore une langueur, une oppression et une désolation, d'où tentent de s'extirper des cordes à l'agonie, pendant que des effets spéciaux intersidéraux viennent balayer l’espace. "Loa's awakening" introduit la première partie du tryptique "Vodun", un tableau ambitieux et ésotérique peuplé de retournements de situation. "Big black cloud" est victime d’une attaque sauvage. L’ennemi fait feu de toutes parts. Les envolées de cordes sont décapantes voire déjantées. Elles s’immergent dans un psychédélisme multicolore. Et c’est un invité, Ed Mundell, un ancien de Monster Magnet, qui se charge de ces interventions fantasmagoriques. Alexander von Wieding est le responsable artistique de la pochette. Il signe et chante le blues minimaliste "Oceans on Sand", une parenthèse mystérieuse, caractérisée par des interventions de sèche dépouillée, aux accents métalliques, réminiscence du Delta du Mississippi. Proche d’Alice In Chains, "Here sleep gods" nous plonge dans un long bain de métal grunge. S’étalant sur plus de 10’, "The maze" est une piste lente, mystérieuse, lugubre, dramatique, intense, parcourue d’effets spatiaux. Abrahma y est alors au sommet de son art. Classieux, cet opus s’achève par "Omega", dans un climat de transe psychédélique…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Abrhama
  • Genre: Metal/Prog/Noise
  • Label Prod: Small Stone / Bertus
  • Date: 2012-07-24
  • Rating: 4
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