A celles et ceux à qui le nom de Mory Kante ne dit pas grand-chose, souvenons-nous du tube « Yeke yeke » dont il est l'auteur, rendant célèbre la kora. Les présentations ainsi faites, il convient maintenant de placer MONSIEUR Mory Kante sur la planète des tous grands artistes africains. Musicien hors pair et polyvalent (balafon, guitare, batterie, etc.), sa voix perçante et puissante est exceptionnelle.
Après avoir décroché trois ‘Victoires de la Musique’ et un Kora, il nous propose son 11ème opus, intitulé "La guinéenne". Il s'agit d'un hommage rendu aux femmes de ce monde, trop souvent opprimées et délaissées, malgré tous les sacrifices, le dévouement et le rôle central qu'elles jouent au sein de la société.
C'est aussi un tour de force musical dû à un retour à la formule emblématique du grand orchestre.
"La guinéenne" se veut avant tout une œuvre qui multiplie les hommages et les marques de respect : aux femmes donc ("La Guinéenne"), au Mali ("Malibala"), à la jeunesse ou à la culture guinéenne ("Tedekou", "Sarantan", "Oh Oh Oh"). Mais qui met en garde face aux hommes injustes et malhonnêtes ("Nodiche") ou encore suscite le doute quand on évoque les affaires et l'amour ("Sikaa").
Collaborant étroitement avec le producteur Philippe Avril, Mory Kante a enregistré son dernier opus dans la banlieue de Conakry, en Guinée, où il a reçu le concours d’une section de cuivres. Cinq musicos. Des Norvégiens ! Le résultat est un véritable mélange culturel aux racines du folklore authentique ouest-africain, qui étincelle grâce à la précision et au soin apportés à la production.
A n'en point douter cet album devrait ravir les mélomanes qui recherchent les bonnes vibrations produites par la musique africaine…

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