A ce jour, Michael a enregistré 6 albums : trois comme chanteur/guitariste chez Dream City Film Club, trois en solitaire. Dont le dernier en date « Ghost in the motorway » est paru chez Glitterhouse. Rien que la chanson maître de l’album vous donne une petite idée du climat qui règne tout au long de l’opus. Elle relate l’histoire d’une victime d’un accident de la route. Histoire fatale, vous vous en doutez. Et la suite se passe de commentaires. Même le titre de l’elpee. Un disque qui ne respire pas la joie de vivre, même si Michael manie avec beaucoup d’habileté l’humour noir. Il passe ainsi en revue, à travers ses compos, des sentiments de culpabilité, de revanche ou de pardon traçant une ligne imaginaire entre le profane et le sacré, entre l’enfer et le ciel, entre la vie et la mort. Il ne faut pas oublier que Michael est irlandais et que malgré son exil aux States, les questions relatives à la religion continuent à torturer son âme. C’est sans doute ce qui fait la beauté et la profondeur de ses chansons qu’il interprète d’une voix rauque, vulnérable et tellement fragile. Musicalement, Sheehy se nourrit essentiellement de blues, de gospel (les chœurs !), de folk et de country tout au long de cet opus pour lequel il a reçu le concours de quelques invités ; et notamment son frère et guitariste Patrick McCarthy, la violoniste Fiona Brice, l’ex bassiste de DCFC Andrew Park ainsi qu’Ed Harcourt. A conseiller vivement à ceux ou celles qui ne jurent que par David Eugene Edwards, Stuart A. Staples, Nick Cave, Tom Waits voire même Johnny Cash.

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