John F. Klaver appartient à la nouvelle génération des bluesmen hollandais. Ses maîtres répondent aux noms de Jimi Hendrix, Robben Ford et Gary Moore. Il les a donc beaucoup écoutés. Les a étudiés. Puis a énormément bossé avant de se mettre à composer. Finalement, il a monté son John F Klaver Trio, en 2007, devenu au fil du temps le John F. Klaver Band.
Son premier elpee, "Jetpepper", remonte à 2008. Il précède "Back for more", publié en 2011. Un long playing unanimement apprécié par la critique musicale, et considéré, au cours de cette année, comme le meilleur album de blues des Pays-Bas.
Pour enregistrer ce nouvel opus, John a reçu le concours de Bob Fridzema à l’orgue Hammond, d’Iris Sigtermans à la basse et d’Eric Dillisse aux drums. Il signe 9 des 12 titres.
Le titre maître ouvre la plaque. Notre quartet est immédiatement mis sur orbite. Une plage qui baigne dans un climat funk, réminiscent de l’Allman Brothers Band originel, c’est-à-dire lorsque les frères Duane et Gregg se partageaient les commandes. Shuffle brûlant, "Dust" est adossé à la section rythmique. Solide, puissante et rugueuse, la voix de John F est parfaitement soulignée par l'harmonica de Big Pete, un seigneur de la musique à bouche. Quant au gratteur, il se réserve une sortie explosive, très texane. Le tempo imprimé tout au long de "Devil woman" libère des accents jazz. Ou plus exactement swing. Fridzema tapisse le tout à l'orgue Hammond, pendant que Klaver brille de mille feux aux cordes. "Wrong over right" est balisé par un riff hypnotique. Un blues rock au cours duquel la guitare largement amplifiée se libère, grâce au jeu de pédales. "Piece of mind" lorgne à nouveau vers Gregg Allman. Un blues lent que Klaver chante impeccablement, pendant que l’orgue Hammond enduit soigneusement la toile de fond. Rob Mustert, spécialiste batave de l'orgue Hammond, apporte son concours à "Gimme summon", une plage instrumentale. John F et l’organiste s’y rencontrent au cœur du swing. Les cordes sont particulièrement inspirées voire même originales sur "Dynamite". "Moment for two" est un slow blues empreint d’une grande sensibilité, un moment propice à l'étreinte, interprété avec panache. Tout au long de cet opus, les exercices de virtuosité sont légion. A l’instar de "I told ya", caractérisé par ses échanges entre guitare et orgue ou la finale, à nouveau hantée par l’Allman Brothers. Cet elpee devrait assurer la consécration de ce musicien de talent.

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