Agée de 25 ans, Trixie s’est établie à Brooklyn, à deux pas de la ‘Grosse Pomme’. C’est la fille du regretté Chris Whitley. Elle est née à Gand. Musicien, Chris pratiquait du folk/blues. Il jouait de la slide, dans un style acéré, inspiré par Johnny Winter. Il était venu tenter sa chance en Belgique et avait épousé Hélène Gevaert, sœur d'Alan, membre de dEUS. C'est de cette union qu'est née Trixie. Son père est malheureusement disparu en 2005, victime d'un cancer du poumon foudroyant. Il n'avait que 45 ans.
Trixie a été élevée au sein d’un milieu artistique, partageant son existence entre les States et la Belgique. Elle s’intéresse très tôt à la musique, à la poésie et à la danse. Elle tourne notamment en compagnie des "Ballets C de la B". Elle enregistre son premier Ep, "Strong blood" en 2005. Elle est remarquée par le célèbre producteur Daniel Lanois qui l'invite à entrer dans l'école de musique Berkeley, à Boston. Le projet donne naissance à un super groupe, Black Dub, responsable d’un opus éponyme en 2010. Elle publie alors deux Eps personnels, "The Engine" et "Live at the Rockwood Music Hall". En 2012, elle entre en studio pour réaliser sa première œuvre majeure, "Fourth Corner", un disque enregistré sous la houlette de Thomas Bartlett. Cette jeune femme est particulièrement douée. Sa voix est profonde, sensuelle et envoûtante. Dans ses lyrics, elle décrit les choses de la vie à travers ses expériences, épanche ses émotions, toujours avec une approche positive. Ses compos débordent de sensibilité. Son style est à la fois unique et éclectique. Et pour cause elle puise autant dans le folk, le rock, le blues que le classique, pour créer des compos à la dimension subtilement pop.
Une atmosphère étrange prélude "Irene". Percussions et autres bruitages entretiennent une belle densité rythmique. Overdubbée, la voix de Trixie perce l’écran sonore. Plage minimaliste, "Pieces" bénéficie de superbes orchestrations de cordes. Sur "Need your love", la guitare amplifiée de Sam Cohen éclot au cœur des percussions, alors que la voix très rythmique est répercutée inlassablement. Le début de "Silent rebel Pt 2" baigne au sein d’un climat oriental. Et une forme de magie opère tout au long de ce blues d’un autre monde au cours duquel les arrangements de Stephen Barber sont au service de notre jeune héroïne… Limpide, son timbre atteint un sommet de solennité sur "Breathe you in my dreams", un cri d'amour répété à l'infini. Mais également une belle leçon d'efficacité destinée aux formations prog rock contemporaines. Un fracas de cordes amplifiées amorce "Hotel no name", une compo caractérisée par des sonorités rock plus âpres, mais toujours parfaitement maîtrisées. Autre très jolie ballade, le titre maître est parfumé d’arrangements délicats. Et les 4 bonus tracks sont tout aussi soignés, dont "Strongblood", une perle étincelante, palpitante même, qui bénéficie du concours du Black Dub, et tout particulièrement de Daniel Lanois à la guitare…

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