Hans Theesink est un artiste prolifique. Ce chanteur/compositeur/multi-instrumentiste est originaire des Pays-Bas. Agé de 65 ans, il réside depuis bien longtemps, à Vienne, en Autriche. Sa discographie est impressionnante. Son plus gros succès, "Baby wants to boogie", remonte à 1987, une compo pour laquelle il avait reçu le concours de John Sass. Ce dernier y assurait les parties de basse, à l’aide de son tuba. En 2012, il avait publié un superbe album en compagnie du chanteur noir américain Terry Evans. Il a enregistré et produit ce nouvel opus chez lui, à Vienne, pratiquement seul. Il n’a d’ailleurs toléré la présence que de quelques invités. Hans possède une voix très caractéristique. Un solide baryton. Particulièrement folk blues, son répertoire pioche au cœur des racines traditionnelles américaines.
D’un ton grave, il chante "New home upon the hill", une compo qui traite de la succession de catastrophes climatiques : les ouragans, les raz-de-marée, etc. Ces calamités naturelles lui rappellent un épisode vécu au cours de sa jeunesse, lorsque des digues se sont rompues aux Pays-Bas. Les interventions de David Pearlman à la pedal steel sont empreintes de délicatesse. Une douceur que l’on retrouve sur le titre maître, une ballade que Theesink dépeint comme une suite de tableaux. "Wayfaring stranger" rend hommage à Johnny Cash, une plage qui baigne dans la sérénité. Pedal steel et mandoline balisent élégamment ce traditionnel country. Autre tribut, celui rendu à Townes Van Zandt, sur son "Snowing on Raton". Tout comme "Hellbound". Inspiré de son vieil ami, ce chant country est cependant personnel. Hans défend très bien la cause de la musique roots. Dans le genre, il est capable d’adapter des morceaux passés ou non à la postérité. A l’instar de "Make me down a pallat on your floor", "Alberta let your hair hang down low" ou "Delia". Hans a beaucoup voyagé. Il s’est produit dans le cadre de l’Hilmalayan Blues Festival, au Népal. Une source d’inspiration pour composer le très joli blues "Kathmandu", une piste pour laquelle il a bénéficié de la participation de Gyan Singh aux tablas. Theesink s’est également attaqué au répertoire de Dylan. En l’occurrence, l’épique "Ballad of Hollis Brown", une longue ballade dépouillée, où se mêlent cordes acoustique, astucieusement amplifiées et un harmonica. Subtilement rythmé, "Did'nt we try" est un superbe blues au refrain contagieux.

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