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Juba dance

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Guy Davis jouit d’une belle notoriété dans l’univers du folk blues. Il a passé son enfance dans les faubourgs de New York. Artiste complet, il est devenu chanteur, guitariste, compositeur (NDR : également pour musiques de films) et acteur de théâtre. Très imprégné des traditions afro-américaines et notamment du blues acoustique, il puise ses racines chez les légendes du blues primitif : Blind Willie McTell, Mance Lipscomb, Skip James et Mississippi John Hurt. Il est aussi passionné par son contemporain, Taj Mahal.

La sortie de son premier elpee remonte à 1995. Il grave alors "Stomp down rider" pour le label Red House. Parmi sa discographie, unanimement appréciée par la critique, on épinglera surtout "Call down the thunder" et "You don't know my mind". Son dernier opus remontait à 2012, un double opus intitulé "The adventures of fishy waters : In bed with the blues". Lors de l’enregistrement de "Juba dance", il a surtout reçu le concours de l'harmoniciste italien Fabrizio Poggi, le leader de Chicken Mango, un blues band italien. C’est également ce dernier qui assure la production.

"Juba dance" réunit compositions personnelles et reprises. Tel un cheval au trot, "Lost again" ouvre la plaque. Une plage balayée de sonorités produites par des guitares à 6 et 12 cordes. Guy souffle dans les basses de son harmonica, tandis que Fabrizzio se consacre aux parties aigues. Signé Muddy Waters, "My eyes keep me in trouble" est un country blues authentique imprimé sur un tempo vivace. La voix de Davis est éraillée. Il joue de la slide à la manière du maître de Chicago, parfaitement secondé par la musique à bouche du Transalpin. Guy est rejoint au chant par la chanteuse de gospel Lea Gilmore pour interpréter "Some cold rainy day", un traditionnel du blues. Le duo étend paresseusement ses vocaux, sur fond de banjo à six cordes. Un traitement particulier a été réservé à la voix de Blind Lemon Jefferson sur "See that my grave is kept clean" pour soutenir les répliques vocales des Blind Boys of Alabama. De quoi vous flanquer des frissons dans le dos. "Dance juba dance" est abordé à la manière d’un holler nerveux. Soutenu par un banjo à 5 cordes très rythmique, et dans un concert de claquements de mains et de cuillères en bois, Guy récite ses lyrics. Superbe blues, "Black coffee" rend hommage à John Lee Hooker. Tout y est : la voix hypnotique, la slide et l'harmonica impeccable de Poggi. "Did you see my baby" est un autre hommage, mais réservé à Sonny Terry. Mais c'est Guy en personne qui souffle dans l’harmo. Une splendide version caractérisée par les fameux 'Whoops' à la Terry! Le long playing ne baisse jamais d’intensité. Et épingle encore quelques reprises. Dont le "That's no way to get along" de Reverend Robert Wilkins, le "Saturday blues" d'Ishman Bracey, illustré par un superbe one man band de Davis à la guitare, mandoline, harmo et tambourin ; et en final le célèbre "Statesboro blues" de Blind Willie McTell, adapté en folk blues traditionnel. Excellent!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Guy Davis
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Dixiefrog / V2 / Hans Broere Promotion
  • Date: 2013-04-02
  • Rating: 4
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