Savoy Brown est incontestablement une des meilleures formations de blues, née au cours des sixties, lors de l’explosion du British Blues Boom. Si les Rolling Stones fêtent leur 50ème anniversaire en 2013, Savoy Brown n'en est plus loin, puisque sa naissance remonte à 65/66. Mais seul l’incontournable leader, Kim Simmonds, participe encore à l’aventure. Il y a pas de temps qu’il s’est établi aux States. Au sein de l’arrondissement d’Oswego County, dans l’Etat de New York, pas loin du Canada. Et il est le dernier insulaire au sein du line up, Un Gallois pour être plus précis, qui participe à l’aventure.
Les enregistrements qui figurent sur le cd et le dvd ont été immortalisés en mai 2012, au Musiktheater Pïano de Dortmund. Kim Simmonds assure la guitare et le chant. Il est soutenu par Joe Whiting (saxophone, vocaux), Pat DeSalvo (basse) et Garnet Grimm (batterie). Depuis, Whiting s’est fait la malle, et la formation est aujourd’hui réduite à la formule du trio.
Le cd réunit 12 plages, le dvd 14, pour un total de 112'. Joe Whiting n'est pas un débutant, il a milité chez Jukin Bone, participant à l’enregistrement de 2 albums, début des 70’s. Il va ensuite se produire en compagnie de Mark Boyle, avant de fonder son propre groupe. Il ne faut pas attendre plus de 10 secondes pour confirmer le talent de Kim Simmonds à la guitare. En l’occurrence, lors de l’introduction instrumentale, baptisée "24/7". Au saxophone, Joe est tout à fait respectable ; en outre, il apporte une touche originale au son de Savoy Brown. "Looking in" est le titre maître d’un elpee paru en 1970, le premier sur lequel Kim devenait le seul membre originel du combo. Tout en créativité, son jeu de cordes est impressionnant. Le dernier opus studio de SB s’intitule "Voodoo man". Il date de 2011 et implique les mêmes musicos. Ce disque sert de base au concert, car six plages en sont extraites, soit le rock'n'roller "Natural man", "She's got the heat", caractérisé par une extraordinaire partie de slide exécutée par Kim, "Voodoo moon", une piste qui ne manque pas de charme au cours de laquelle Kim et Joe se partagent les vocaux, le hard rocker classieux "Meet the blues head on" et le boogie blues "Shockwaves". Simmonds se réserve en personne le micro sur "Street corner talking", le titre maître d’un LP gravé en 1971, morceau devenu son plus grand hit, mais également le long playing le mieux vendu de sa carrière. Trois compos sont issues du même album. Tout d’abord "Time does tell", titre atmosphérique à l’approche jazzyfiante très technique, "Tell Mama", et enfin, en guise de premier rappel, une version explosive du "Wang dang doodle" de Willie Dixon, que chante autoritairement Joe Whiting! La version live de "Hellbound train", plage phare de l'album du même nom, publié en 1972, se transforme en boogie passionnant, les changements de tempo rappelant une grande époque. Enfin, le Dvd propose, en bonus, le classique "Little Red Rooster", un blues lent signé de nouveau par Dixon et que Howlin' Wolf avait traduit en hit. En finale, le Savoy Brown attaque le fameux "Louisiana blues" de Muddy Waters, une composition qu’il interprétait déjà en 1969, sur son premier elpee live, "Blue Matter".

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