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Né à Fort Worth (NDR : c’est à deux pas de Dallas), Holland K Smith est un musicien particulièrement talentueux. Non seulement il excelle à la gratte, mais également au chant. Son style ? Le blues texan. Peu notoire hors des States, l’artiste a néanmoins de l’envergure. Ses premiers albums remontent à la fin du siècle dernier. Il a ainsi gravé "Jungle Jane" en 1997 et "Walking heart attack" en 1999, deux elpees publiés sur le label local Topcat et produits par Anson Funderburg. On épinglera encore "Enough is enough", un opus paru en 2004, chez Parific Blues, une écurie indépendante californienne.

Ce nouvel essai est sorti chez Ellersoul, un petit label virginien qui monte! Pour concocter ce long playing, Holland n’a pas reçu le concours de son backing band habituel, mais a invité d'excellents musiciens contemporains. En l’occurrence Eric Przygocki et Ronnie James Webber à la basse, Wes Starr à la batterie, John Street aux claviers et Ron Jones au saxophone. La mise en forme a de nouveau été assurée par son grand ami, Anson Funderburgh. Enfin, Smith signe la quasi-totalité des plages.

"Love liquidation" ouvre la plaque. Une belle synthèse du style proposé sur ce disque. Dansant, il mêle subtilement blues et soul. Une plage caractérisée par la présence d’une voix féminine, celle de Chaz Marie ; et si le saxophone s’est déjà immiscé dans l’expression sonore, on est immédiatement séduit par les tonalités particulièrement texanes de la six cordes. La voix de Smith n'est pas très percutante, mais elle est très musicale et expressive. Sur "You get what you deserve", elle est bien mise en exergue, un blues qui libère énormément de swing, mais un swing empreint de délicatesse. Et pour la circonstance, c’est son ami Anson qui se réserve ici la guitare, alors que Jones, le saxophoniste de jazz issu de Dallas tire son épingle du jeu. D’excellente facture, "Just one heartache" est un blues imprimé sur tempo enlevé. Holland adopte une voix de baryton. Ses interventions à la gratte sont parfaites et s’envolent face au piano et au saxophone. Un très grand moment! Rock'n'roll abordé dans l’esprit de Little Richard voire d’Ike Turner, "The itch" est dynamisé par l’excellente synchronisation entre piano et cordes. Ron Jones brille à nouveau sur son saxophone ténor tout au long de "Magic wand", une ballade intimiste teintée de jazz et de swing. Jazz et swing colorent également "Cobalt", une plage instrumentale caractérisée par l’omniprésence du sax, et les accords de guitare clairs et concis, dispensés devant l'orgue de Street ! Ponctuée par un remarquable travail sur les cordes, "Off the chain" est une ballade soul roots parfaitement ciselée par le travail de production. L'opus recèle encore quelques excellentes pistes soul. Tout d’abord "Little bit of faith", que Smith chante passionnément. "Don't buy that", ensuite. La seule reprise. Une compo signée Lefty Williams qui figurait sur l’album "Snake Oil". "Any other way", encore. Un morceau dont les interventions de guitare sont inspirées de Carlos Santana. "The secret", également. Un R&B très lent façon Stax. Slow blues lent, "Never got the blues" évolue à mi-chemin entre BB King et T Bone Walker. Smith étale une nouvelle fois sa technique aux six cordes sur "End of the darkness". "Olhos verdes" clôt le long playing. Instrumental, il s’ouvre dans un style acoustique avant de glisser vers l’électricité, mais au cœur d’un climat très latino-américain. D’excellente facture, cet elpee est dédié à la mémoire de Nick Curran (NDR : ex-Fabulous Thunderbirds), un chanteur/guitariste de blues vaincu par le cancer en 2012, alors qu’il n’avait que 35 ans…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Holland K Smith
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Ellersoul / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2013-08-20
  • Rating: 4
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