Chanteur, guitariste et compositeur, Lee Palmer fêtera bientôt ses 60 balais. Originaire du New Brunswick et établi à Toronto, ce Canadien pratique une forme de roots, en mêlant habilement folk, country et blues. Le plus souvent, il se produit sous la configuration d’un trio : guitare, basse et batterie. "One take" constitue le premier album complet enregistré par Lee. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Toronto, en septembre 2012. Pour la circonstance, il a reçu le concours de nombreux amis. Elles se sont déroulées en une seule prise, ce qui explique le titre de son elpee et cette impression dictée par le sous-titre, "Live in Canterbury"!
Lee chante "Blues in ett", un blues aux intonations largement puisées dans le jazz. Une plage particulièrement dépouillée au cours de laquelle les solistes viennent à tour de rôle apporter leur contribution, soit Denis Keffie au piano, Elmer Ferrer et David Woodhead à la basse. La musique est cool, décontractée si vous préférez. Un traitement personnel est accordé au classique "The house of the rising son". Seule la voix est offensive et hausse son registre, alors que passionnantes, les guitares évoluent toutes en apesanteur. Et lorsque le tempo accélère en fin de parcours, c’est pour permettre une réplique féminine de Jenn Kee. "Me and my 68" nous entraîne sur routes. Très rock'n'roll, le tempo s'emballe et les six cordes de Ferguson ainsi que de Ferrer décollent. Lee et la douce Jenn se partagent le chant tout au long de "Play like BB", un roots folk blues au cours duquel la guitare se pose bien à l'avant-plan. Bien jolie ballade country folk roots, "Twelve bar addiction" est balayée de guitares atmosphériques et mélodieuses dont les sonorités sont proches d’une pedal steel. Sorte de blues medley, "Everyday blues jam" est calqué sur "Everyday I have the blues". La plage évolue sur un rythme jazz swing. Les différents instrumentistes tirent leur épingle du jeu ; que ce soit l'orgue Hammond de Keffie talonné par une excellente intervention de gratte, puis la basse et enfin les percus d'Al Cross. Lee et Jenn chantent "Old dog too", un blues jazz lent, passéiste, au cours duquel le piano se taille la part du lion. Le titre maître est encore très roots. Particulièrement percutant, il permet au drummer de faire toute la démonstration de son talent. Palmer reprend les rennes sur "Fleas blues", une piste toujours aussi singulière. Keffie est passé à l'accordéon alors qu'une des guitares aligne des arpèges. Rafraîchissant, ce long playing s’achève par "That's all". Tout est dit ! Un dernier morceau musical animé, fruit de la rencontre entre jazz et blues, épicé d’un zeste de funk.

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