La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

dimmu_borgir_013_12
dimmu_borgir_013_05

Stepchild of the blues

Écrit par - -

Il y a déjà plus de 20 ans qu’Howard Glazer sillonne les routes. Originaire de Detroit, ce chanteur/guitariste est aussi à l'aise aux cordes acoustiques qu'électriques. Sa première production personnelle, "Brown paper bag", date déjà de 2005. Il grave ensuite "Liquor store legend", en 2007. En 2011, il publie "Wired for sound", toujours en compagnie de son backing band, les EL-34s et avec le concours du mythique David ‘Honeyboy’ Edwards. Le présent opus a été mis en boîte au coeur du Michigan par Howard en personne. Il s’est d’ailleurs chargé de tout. Pour la circonstance, il est soutenu par son fidèle drummer Charles David Stuart (NDR : il l’accompagne depuis les débuts !), Chris Brown ou Chuck Bartels (Bettye Lavette Band) à la basse et de l'un ou l'autre invité.

"Don't love you no more" ouvre l’elpee. Le style est franc et direct. La rythmique se mêle aux cordes acoustiques. Largement amplifiée, la guitare talonne la voix, secondée par deux choristes. "Shakin'" est introduit par le ‘diddley beat’ imprimé par les fûts de Stuart. Alors que les arrangements se révèlent subtils, les interventions de gratte sont manifestement cinglantes, très amplifiées, mais totalement maîtrisées. Glazer travaille le son et dose ses effets. Il est d'ailleurs réputé pour son ‘high energy blues’! "Gaz pump blues" est un superbe blues acoustique au cours duquel Howard retrouve son vieux partenaire, Harmonica Shah. L’harmoniciste noir chante et souffle puissamment devant la guitare Resonator de notre leader. Howard vit profondément "Telephone blues", un blues lent. Il s’y sent comme un poisson dans l'eau face à l'orgue de son ami Larry Marek. Les cordes sont toujours aussi déjantées et saturées tout au long de "Honey & spice". Ponctuellement, Glazer passe à la slide, mais ses interventions sont tout aussi ravagées. Les effets pervers de son blues rock sont récurrents. "Somewhere" adopte un profil tout à fait différent. Plus roots, cette compo se distingue par des effets plus recherchés. La gratte acoustique est omniprésente. Choeurs et orgue constituent une rampe de lancement idéale pour les cordes électriques, très travaillées… "Cried all my tears" nous entraîne le long des berges du grand fleuve. Une plage aux sonorités primaires, inspirée du Delta. Très métallique, la slide vit, palpite, bouillonne… Howard reprend son "Liquid store legend", un morceau qui figurait sur son album, paru en 2007. Marek le soutient à l'orgue. Et la finale est un grand moment de délectation. Harmonica Shah est de retour pour un blues lent monumental intitulé "Hurtful feeling". Gouailleuse et saturée, la slide dialogue avec l'harmonica, rappelant le Chicago southside, le cachet agressif de la Motor City en sus. Excellent !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Howard Glazer
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Lazy Brothers / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2013-09-17
  • Rating: 5
Lu 1147 fois
Plus dans cette catégorie : « Lonerism The Few And The Far Between »