Il y a déjà 43 ans, le 18 septembre 1970 exactement, Jimi Hendrix était retrouvé mort dans un hôtel de Londres. Depuis, ses ayant droits continuent d’étancher la soif discographique des fans. Et ce depuis plusieurs générations. Pour la circonstance, on a droit à une nouvelle prestation live du natif de Seattle. Jimi s’était produit, en 1969, dans le cadre du plus grand festival de tous les temps, celui de Woodstock, même s'il n’était apparu qu’à l'aube du dernier jour, devant quelques milliers de spectateurs. Il avait déjà participé, dès juin 1967, au premier festival d’envergure, en l’occurrence celui de Monterey, en Californie. A la même affiche, figurait alors Jefferson Airplane, Janis Joplin, Ravi Shankar, Otis Redding et le Who qui opérait ses premiers pas sur le sol américain. Michael Lang, le futur planificateur du festival de Woodstock, vivait à Miami. En mai 1968, il décide de monter le Miami Pop, un événement qui va s’étaler sur deux jours, au nord de cette cité floridienne, et très exactement au champ de courses de Hallandale. Une même programmation répétée deux jours consécutifs! Le Jimi Hendrix Experience en est la tête d'affiche, un trio qui implique alors deux compères insulaires, en l’occurrence le bassiste Noel Redding et le drummer Mitch Mitchell. La formation jette les bases de la future musique rock.
JHE venait de publier son second opus, "Axis bold as love". Pourtant ce set est essentiellement alimenté par le premier elpee, "Are you experienced". Hendrix avait demandé à son directeur musical, Eddie Kramer, d'enregistrer les prestations. Au sein du tracklisting figurent ses deux premiers singles, "Hey Joe" et "Purple haze".
C'est par un feedback continu que Jimi ouvre le concert. Une intro qui ouvre les portes à "Hey Joe", un succès planétaire. La version est impeccable. La section rythmique est solide. Hendrix expérimentait sans cesse de nouvelles sonorités, en se servant des pédales. On s’en rend compte tout au long de "Foxey lady". Mais également sur "Tax free". Une jam instrumentale au cours de laquelle, malgré la recherche, les dérapages sont parfaitement contrôlés, alors que Mitchell se distingue par son drumming très libre ! Comme Hendrix le précise, "Hear my train a comin" est une longue jam blues aventureuse, une forme d’impro qui allait devenir plus tard un de ses plus grand succès, "Voodoo child". Tout au long d’"I don't live today", il triture ludiquement sa Fender Stratocaster. Jimi puisait ses racines dans le blues. Dans le style, "Red House" constitue certainement le morceau le plus notoire. Il lui réserve un traitement plus long, de plus de 12'. Et c’est le remarquable "Purple haze" qui clôt le set. En bonus, on a encore droit à deux titres du concert accordés au cours de l'après-midi, "Fire" et "Foxey lady". Un brillant témoignage de cette étoile filante du rock…

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