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Matt Andersen est canadien, du New Brunswick très exactement. Auteur/compositeur/chanteur/guitariste, il a entamé sa carrière en 2002. Au cours des dernières années, il a publié "Second time around" en 2007, "Something in between" en 2008, "Piggyback" et "Live at Phoenix Theatre" en 2009 et "Coal Mining blues" en 2011. Sans oublier, au cours de ce même exercice, "Push Record", en duo avec Mike Stevens, et "Spirit of Christmas", un album de Noël. Janvier 2010, il avait remporté le réputé International Blues Challenge de Memphis!

Matt possède un timbre vocal aussi graveleux et ravagé que celui de Joe Cocker. Et c’est manifeste dès "I lost my way", la plage qui ouvre l’elpee. Pour ce r&b de toute bonne facture, il est soutenu par d’excellents musicos, et notamment une armée de cuivres et de chœurs. Tout au long de l’opus, on remarque que lors de la mise en forme, Steve Berlin (Los Lobos/ex-Blasters) est venu ajouter son grain de sel… Caractérisé par sa superbe mélodie, "My last day" est une ballade lente, colorée par l'orgue Hammond de Ross Billard, une piste que chante Andersen comme un Cocker juvénile… La tendresse envahit "So easy", une autre ballade country transcendée par les interventions cristallines de la pedal steel que se réserve un autre Canadien issu de Vancouver, Paul Rigby. Le titre maître baigne dans le r&b, une piste légère qu’illustre parfaitement la plume reproduite sur la pochette ; et pourtant, on ne peut pas dire que la corpulence d'Andersen soit un argument de poids (?!?!) pour refléter cette subtilité. Son partenaire habituel et ami, Mike Stevens (NDR : un spécialiste du bluegrass) vient apporter son concours à l’harmonica. La six cordes sort enfin de sa réserve sur "Alberta Gold", un titre imprimé sur une rythmique sobrement rock. Il était temps! "Let's go to bed" reconduit un peu la formule utilisée pour "So easy" : l’intimité et la tendresse. Sentiments que traduit parfaitement la pedal steel. Andersen libère le max de sensibilité sur les compos les plus paisibles. Il élève pourtant la voix sur "The fight", un combat valeureux et convaincant. Sans aucun doute, la plage qui m’a botté le plus. Délicatement country, "Drift away" opère un retour à la country. Un peu de rythme qui anime "City of dreams" suffit pour libérer les cordes acoustiques et amplifiées. "Between the lines" est empreint d’une douceur extrême. Paisible, la voix se laisse cajoler par les interventions limpides de l’orgue et de la guitare, échangeant des baisers, des roses et du chocolat…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Matt Andersen
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: True North / Hans Broere Promotion
  • Date: 2014-04-14
  • Rating: 4
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