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Too many roads

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Thorbjørn Risager est danois. Agé de 37 ans, ce chanteur est un fervent adepte de BB King et Ray Charles. Professeur de formation, il a opté pour la carrière musicale. Depuis 2003, il dirige un groupe de sept musiciens, baptisé désormais The Black Tornado. Ensemble, ils ne se limitent pas au blues pur et dur mais plutôt à une fusion entre le blues, le funk, le R&B, la soul, le gospel et le rock. "Too many roads" constitue leur 8ème opus, il fait suite à "Between rock and some hard blues", paru en 2013.

L'album démarre par "If you wanna leave". Une véritable claque ! Puissante, la voix domine son sujet y compris la section rythmique. Le son est sale, pourrave, avant que l’ensemble des musicos ne viennent le rejoindre. La voix de Thorbjørn est autoritaire. Idéale pour ce type de plage, elle force même le passage. Pourtant, c’est le saxophone de Kasper Wagner qui s’autorise le premier envol. Une ouverture assez extraordinaire. "Too many roads" nous entraîne dans le delta du Mississippi, berceau du blues originel. La production est soignée. Le son du dobro, clair. Les harmonies vocales et la section rythmique soutiennent parfaitement le leader. "China gate" est la B.O. de ce film, un long métrage sorti en 1957 qui mettait notamment en scène Nat King Cole, une compo signée Victor Young. Cette nouvelle version est traduite en ballade folk/blues émouvante et dépouillée. "Paradise" nous ramène dans le Delta, pour une fusion roots blues, impliquant la collaboration de la section de cuivres. Des cuivres toujours bien présents et même grisants tout au long de "Drowning", une plage syncopée, balisée par la lourde contrebasse de Soren Bojgaard et les percussions de Martin Seidelin, qui emprunte à la musique caribéenne. Retour au blues pour "Backseat driver", une piste au riff impérieux, imposé par le leader. Ballade soul, "Through the years" est illuminée par une belle sortie de Peter Skjerning sur ses cordes. Un épais riff blues/rock amorce "High rolling". Nous ne sommes pas loin des Stones, mais la voix de Risager est bien plus allumée et mâle que cette de Jagger. De toute bonne facture, "Long forgotten track" est une ballade roots aux accents laidback, nonchalants, digne de JJ Cale. Plus immédiat, "Reh hot & blue" trempe dans un R&B presque pop. Un morceau bien ficelé au cours duquel la guitare parvient à se détacher de la fusion entre les cuivres et l'orgue. Libérant un max de groove, "Rich man" nous plonge dans l’univers de la Nouvelle Orléans. Et plus exactement reflète la joie de se produire dans la rue. Trompette, clarinette et sousaphone : tous les cuivres sont à la fête. Ce superbe album s’achève par une dernière surprise. Un rockabilly ! Pur et dur ! "Play on" dont le piano boogie est attaqué furieusement, un peu à la manière de Jerry Lee Lewis…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Thorbjørn Risager
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Ruf / V2
  • Date: 2014-03-24
  • Rating: 5
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