Beverly Jo Scott ou si vous préférez B.J Scott a une carrière déjà bien remplie. Et un parcours qui lui a permis d’acquérir une fameuse expérience. Elle est originaire de l'Alabama, près de Mobile. Ses racines sont donc sudistes. Et dans sa musique, se mêlent dès lors blues, gospel, country, folk et rock. A 22 ans, cette chanteuse/guitariste/compositrice fait le grand pas et vient s'installer en Belgique où elle vit d’ailleurs toujours aujourd'hui, à Wezenbeek-Oppem, très exactement. C'est en 1990 qu'elle publie son premier single, sa version du célèbre "C'est extra" de Léo Ferré. Son premier album, "Honey and hurricanes", paraît l’année suivante. Depuis, elle en a publié une dizaine y compris trois elpees live. Elle a apporté son concours à de nombreux artistes, et tout particulièrement à Arno. En 2005, elle monte un spectacle baptisé "Planet Janis", tout naturellement consacré à l'inoubliable Janis Joplin. Au cours des dernières années sa côte de popularité est montée en flèche. Tout d’abord en participant comme jury à "The Voice Belgium" sur la RTBF, puis en animant l'émission ‘BJ Sunday Brunch’, tous les dimanches midi sur Classic 21. "Swamp Cabaret" constitue son premier opus studio depuis cinq ans déjà. Elle signe dix des onze plages de ce disque, des lyrics qu’elle a écrits dans sa langue maternelle.
"Mobile bay" est une superbe ballade empreinte de douceur. BJ nous avoue qu'elle est toujours prête à tout quitter pour retrouver certains espaces qui ont hanté sa jeunesse, dans l'est de l'Alabama, à deux pas de la Floride. Grave, suave, harmonieuse, sa voix est soulignée par l’harmonica de Larry T Wilson, un ami issu de l'Alabama! Autre ballade, "If you don't want me" est enrobé de chœurs féminins, une plage au cours de laquelle Marcus Scheibmaier se réserve l’orgue et Julz Parker la guitare. "Love me wild" est une piste pop/rock plus vivifiante, séduisante aussi. BJ y module sa voix en fonction du tempo, Anthony Crawford apporte une coloration ‘americana’ à l’aide de la pedal steel, alors que Thierry Plas injecte toute son agressivité dans les cordes. Chanson intimiste, "Love me wild" est sculptée par les cordes acoustiques de BJ et les bruitages électroniques de Scheibmaier. "Southern pearl" nous entraîne dans le Sud profond. En Louisiane même. Un blues aux sonorités métalliques, trempées dans la reverb. Miss Scott la chante de sa voix expressive, légèrement écorchée, face à la slide de l’ex-Wet Willie, Rick Hirsch. Encore une autre ballade : "Worry". Une compo envahie de cordes synthétiques d’où émerge quand même le violon de Tom Morley (NDR : un musico issu de l'orchestre symphonique de Mobile) et des voix féminines. Plutôt southern rock, "Working after midnight" est un titre bien électrique, subtil, alimenté par le gratteur belge Fabrice Manzini. On reste dans la ballade, mais roots pour "No kiss goodbye", une plage à la mélodie limpide. Très présente, la guitare baritone de Hirsch apporte de la solennité à l'ensemble. Excellent roots/rock, "Are you the one" repose sur une structure instrumentale impeccable : section rythmique, orgue, violon, voix. Après "Swamp Cabaret", le combo attaque "Rockabilly legend", un rock'n'roll signé Bo Roberts et Len McCumber. Epaulé par Fabrice Manzini, BJ se consacre à la gratte électrique. Et l’opus de s’achever par une ballade folk roots empreinte de tendresse, "Fall up that hill"…

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