Quelle drôle d’idée de porter le même nom que l’ex-guitariste de John Lee Hooker ! Bref, le Michael Osborn qui nous concerne est né en Illinois. A 13 ans, sa famille s'établit près de Sacramento en Californie. Il suit des cours de guitare. En 1991, il devient musicien professionnel. Il se lance dans le blues et le rock. Son influence majeure ? Stevie Ray Vaughan. Il prend ensuite une pause dans sa carrière avant de refaire surface en 2006. En 2009, il publie son premier opus, "Fire & Fury". “In the dog house” constitue son nouvel elpee. Il a été enregistré dans le studio Dawghouse de Burbank, sous la houlette d’Alan Mirikitani (alias BB Chung King), qui s’est chargé du la production et du mixing. La majorité des plages sont signées par Mirikitani et Dennis Walker. Chanteur/guitariste, Mike est soutenu par le claviériste Teddy Andreadis, le bassiste Johnny Griparic et le drummer Lee Spath. Outre Stevie Ray Vaugan, Mike reconnaît aujourd’hui pour maîtres, Buddy Guy et Gary Moore. Il est responsable d’un blues/rock bien amplifié.
"Love vs Ego" entame les hostilités. La guitare y talonne la voix bien maîtrisée, qui domine même le sujet. Contagieux, "Company Graveyard" est un solide boogie qui fait mouche. Solide compo, "Lovin' time" est parcourue par des accords de gratte originaux. Et ils sortent même de leur réserve. Imprimé sur un tempo indolent, "Cold man cold" emprunte les riffs texans de ZZ Top ; et la guitare Epiphone est particulièrement adaptée à ce style. Des riffs rythmiques balisent "Fire & Gasoline", une piste rock, traversée par soli aussi soudain qu’audacieux. Andreadis tapisse "Tied up", un blues lent plutôt classique, de ses interventions à l’orgue, alors que le jeu de cordes est emprunté à Buddy Guy. Shuffle à la Texane, "Cheap women" est manifestement inspiré par le regretté Stevie Ray. "Veteran's song" concède des accents southern rock, une piste au cours de laquelle les cordes sont judicieusement libérées. Signé John Fullbright, un chanteur/compositeur issu de l’Oklahoma, "Satan & St Paul" nous entraîne dans l'univers de la country, une chanson de bonne facture enrichie par les interventions à la slide de Randy Mitchell. Autre boogie remuant, "Jump in your fire" nous plonge dans une ambiance fiévreuse. La voix est autoritaire et les intrusions de guitares prolifèrent. Le long playing s’achève par le titre maître, un instrumental au son bien métallique qui adresse un clin d'œil à la surf music. Excellent dans le style !

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