Nés de parents camerounais, Cécile Doo-Kingué est née à New York City. Elle a vécu en France, aux Etats-Unis, et s’est établie aujourd'hui à Montréal, au Canada. Elle chante en s’accompagnant à la sèche, souvent d’une manière assez nerveuse. Son style ? Un cocktail de blues, de soul et d’afro-folk, dont elle puise les sources à ses origines et expériences diverses. En 2010, elle avait gravé "Freedom calling", un album autoproduit. Fin 2012, elle publie "Gris". Chanté dans la langue de Molière, il va lui permettre de décrocher plusieurs nominations locales. C’est toujours en solitaire, qu’elle a concocté "Anybody listening", sous-titré "Part 1 : Monologues" ; mais cette fois en anglais. Il s’agit du premier volet d’une future trilogie baptisée, "monologues" ; car c’est à elle seule qu’elle parle. Comme elle l'avoue, ses chansons traitent de ses expériences, bonnes et mauvaises, de ses vagues à l'âme, ses coups de gueule, ses vices et ses vertus. Sincère, courageuse et déterminée, elle veut rester elle-même.
"Make me" déborde de funk. Expressive, la voix de Cécile s’anime pour chasser le diable qui la possède. "Third World Child" est une compo introspective. Sur un motif inspiré du blues, cette très belle chanson à la mélodie délicate évoque ce que cette fille du tiers monde incarne. Elle plaque des accords secs et nerveux sur sa slide tout au long du très blues "Six letters", un titre qui dénonce le racisme et les atrocités commises un peu partout sur la planète. Cécile se veut positive sur "Little bit". Elle envoie un message d’amour à l’aide de notes guillerettes libérées par ses cordes. Tout au long de "Home", cette citoyenne du monde prône, tant en français qu’en anglais, la tolérance… Imprimé sur un pur rythme blues, "Bloodstained Vodka" est un manifeste pour la défense des droits civiques, de la condition féminine ainsi que de celle des gays qui vivent dans la Russie totalitaire de Poutine. Femme convaincue et convaincante, elle aborde les thèmes du vice et de la dépendance sur "Sweet talkin' devil" et "Animal Kingdom". Teinté de folk et de jazz, "Anybody listening" est une compo qui traite de la solitude ainsi que du besoin d'amour et de communication. Tout au long de cet opus, Miss Doo-Kingué défend ses visions personnelles de la ‘Condition Humaine’. Une œuvre bouleversante réalisée en solitaire, au sein de son propre studio, The Bedroom.

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