Issu de Los Angeles, Brad Wilson est chanteur/guitariste. Son style ? Le blues rock. Sa discographie personnelle est importante et son écriture prolifique. Son dernier opus, "Hand on the wheel", s'était très bien vendu. L’artiste jouit d’une excellente réputation en ‘live’, surtout lorsqu’il est flanqué de son backing band. Qui implique aujourd’hui le bassiste Brian Beal, le drummer Amrik Sandhule, le claviériste Kirk Nelson, et l’harmoniciste Tumbleweed Mooney.
Les douze compos de "Blues Thunder" sont signées par Wilson. Il possède un son de gratte très caractéristique. Et elle s’éclate dès les premières mesures de la ballade "Is it any wonder". Limpide, sa ligne de conduite est mélodieuse et les arrangements sont discrets mais efficaces. Plus rythmé, "Change it up" libère davantage de groove. L'orgue s’est bien infiltré, le refrain est repris en chœur par les musicos ; mais c’est bien la six cordes qui tire son épingle du jeu. La voix de Wilson est naturellement puissante et autoritaire. Tendre ballade, "Blue shadows" concède des accents jazzyfiants. Les interventions au piano acoustique sont savoureuses. La voix est claire et empreinte de passion. Les sonorités de cordes sont largement amplifiées et évoquent celles de Gary Moore, lorsqu’il s’abandonne dans la délicatesse. Tombleweed Mooney souffle dans son harmo –et il est convaincant– tout au long de "Step by step", une piste franchement plus blues, au sein de laquelle Brad injecte un max d’énergie. Le titre maître est offensif ; un rockin' blues au rythme accrocheur, malgré les accès de guitare métalliques et frénétiques. "Let's go barefootin' it" est imprimé sur le Bo Diddley beat. Amrik brille au percus. Orgue et harmo se complètent à la perfection. Une des meilleures plages de l'opus ! Brad chante un peu à la manière de Bruce Springsteen –et c’est un compliment !– tout au long de la très jolie ballade roots, "My faith has been broken", un superbe morceau auquel l'orgue communique une chaleur intense. Autre ballade, blues dans l’inspiration et quasi pop dans son approche, "Cool runnin'" adresse un clin d'œil à Gregg Allman. A cause des sonorités aux accents sudistes ; et puis de la voix, ici très proche de celle du natif de Nashville. "Home" trempe dans l’americana. Les sèches ouvrent la piste dans la quiétude, avant d’emprunter un tempo soutenu. Chargé de jump et de swing, "Black coffee at sunrise" émarge au rockabilly, un titre balisé par cette voix naturellement impérieuse. Excellent ! Blues lent, "Sugar sweet" est sans doute la compo la plus complexe. Tant à cause des vocaux que de l’instrumentation ; et notamment de cette gratte particulièrement tourmentée. Une dernière ballade pour la route : "Never again". Majestueuse, bénéficiant d’arrangements soignés, elle révèle une guitare bien plus aventureuse, au cœur d’une mise en forme irréprochable…

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